Le cancer du sein bientôt prévisible

Après 8 ans de recherche, l’ULB peut désormais identifier l’origine des tumeurs du sein. Quelques mois plus tôt, c'était l'UCL qui explorait de nouvelles méthodes pour stimuler le système immunitaire des malades et ainsi améliorer l'efficacité des traitements existants. 

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Avec 1 femme sur 9 atteinte, le cancer du sein est le cancer le plus répandu en Belgique. Si l’ULB n’a pas encore trouvé comment l’anéantir, une équipe de l’université bruxelloise, dirigée par le Professeur Cédric Blanpain, a malgré tout fait une découverte essentielle : il est possible de détecter la tumeur du sein très tôt. En espérant qu’un jour cela puisse se faire via une simple prise de sang.

Concrètement ?

Les chercheurs ont compris le programme génétique qui était mis en route depuis la cellule d’origine jusqu’au cancer invasif. En partant de leur origine moléculaire, ils peuvent ainsi déterminer quel type cancer du sein, sur les quatre existants, va naître et prévoir des traitements adaptés.

D’après le directeur de la recherche, les femmes sujettes au cancer du sein devront attendre encore au moins 5 ans pour pouvoir effectuer ce test. Quand on y sera, des médicaments, à base de molécules capables de bloquer les gènes activés dans ces tumeurs, pourront être prescrits. “Et nous espérons pouvoir bloquer soit l’initiation du cancer, soit la progression du cancer, soit carrément le cancer déjà bien établi”, explique Cédric Blanpain.

Pour qui ?

Malheureusement, un dépistage généralisé ne sera certainement jamais faisable. Ce test pourrait toutefois être effectué sur les femmes chez qui on craint une récidive ou chez celles, comme Angelina Jolie, qui présentent une prédisposition génétique élevée. Ça leur éviterait de devoir subir une ablation des seins. 

Retrouvez notre dossier sur les opérations préventives et les progrès génétiques en matière du cancer du sein dans le Moustique du mercredi 19 août. 

 

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