GrandGeorge: « J’avais toujours envie de jouer de la guitare »

Ils démarrent, on parle d'eux. Exemple avec ce chanteur ingénieur qui sera en concert au Brussels Summer Festival.

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Age?

Trente-quatre ans.

Profession?

Saltimbanque ingénieur.

Vraie profession?

Je fais du business dans le gaz industriel.

Vrai nom?

Benjamin GrandGeorge.

Quel a été le déclic pour faire ce que vous faites?

Après dix ans de boulot en costard-cravate et des nuits blanches à travailler, j’avais toujours envie de jouer de la guitare. Le 22 février 2013, j’ai annoncé que je prenais une année sabbatique, mais là, j’ai repris le boulot en octobre 2014.

Pensez-vous quitter votre boulot?

C’est l’objectif. Mon employeur le sait.

Qui sont les gens que vous aimez au point de les considérer comme une influence?

Paul Simon, Sting, Jeff Buckley et Mozart. Je suis très Mozart.

Quand on écoute vos titres, on se dit que vous êtes un grand fan de l’album « Graceland » de Paul Simon…

C’est drôle parce qu’on m’a dit la même chose il y a à peine une demi-heure. C’est vrai que c’est un super bel album et Homeless est une chanson qui me casse en deux.

Quel est votre rêve?

Chanter avec Paul Simon et Sting. Mais bon, les vrais rêves seraient d’arrêter mon boulot pour me consacrer entièrement à ma musique et faire découvrir la musique classique aux enfants.      

A quoi pensez-vous le soir en vous endormant?

A dormir parce que je suis épuisé. Mais je pense aussi à tout ce qui m’arrive, j’ai plutôt tendance à me poser beaucoup de questions. Mais je me dis que je trouverai les bonnes réponses le lendemain parce que pour bien les trouver, il faut dormir. Jusqu’ici, c’est assez efficace…

Avez-vous peur du lendemain?

Je suis hyper-optimiste. Je doute de tout mais je me dis « On verra ».

Qui est le plus fier de vous?

Mon père! C’est lui qui m’a appris à jouer de la guitare. Il a élevé sept enfants, il a bossé comme un fou, et tout ça a une résonance particulière pour lui.

Vous êtes Français résidant en Belgique. Qu’est-ce qu’il y a à Bruxelles qu’il n’y a pas à Paris?

Une chaleur humaine – assez agréable. Une façon d’aborder les gens, même si j’ai mis du temps à me faire des amis en Belgique. Et puis, avant d’arriver en Belgique, je n’aimais pas la bière. C’est normal, en France, il n’y a pas de bières à aimer, et là maintenant, je suis devenu amateur…

Vous êtes né à Versailles. Vous venez d’une bonne famille…

Pas noble et pas coincé, mais oui – avec nos parents, on a vécu à Londres, en Belgique et on a fréquenté les bonnes écoles.

Pourquoi les gens doivent-ils vous aimer?

Je ne sais pas si les gens doivent m’aimer. Je suis comme tout le monde, j’aime bien que les gens m’aiment, mais pourquoi devraient-ils m’aimer? Peut-être parce que je leur montre que quand on a envie de quelque chose, on y arrive… 

Le 20/8 au Brussels Summer Festival.   

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