Ted qui pue qui pète

Un esprit ras-la-culotte et des manières de porc, le nounours infréquentable est de retour. 

Ted qui pue qui pète

Est-ce un genre?

Oui. Avec son humour gras, beauf, geek et nerd, Ted 2 (en salle ce mercredi) se fond dans cette production ingurgitée à la louche dans les chaumières américaines et communément qualifiée sous le terme générique de « films des nouveaux rois du gag made in USA ».

Y a-t-il des précédents?

Et comment! Après Judd Apatow qui a réussi à nous faire rire de la virginité sur le tard (40 ans, toujours puceau) et de la crise des quadras (40 ans: mode d’emploi), après Seth Rogen qui a tourné le genre du slasher en grand délire horrifico-zygomatique (C’est la fin). Avec Ted, Seth MacFarlane a, lui, carrément dézingué le mythe de l’ourson en peluche pour en faire un symbole de la culture bourrine.

Le 2 est mieux que le 1?

Ted 2 vaut Ted 1. Le scénario tient sur la ficelle d’un string: le moment est venu de légaliser l’existence de Ted, et quoi de mieux pour cela qu’il épouse une bombasse – en l’occurrence Amanda Seyfried. Au menu: vannes alignées à la vitesse d’une kalachnikov, trash au stade anal et saillies scatologiques en tout genre. Précision: la limite au-delà de laquelle l’accumulation deviendrait indigeste est respectée. Comme ses illustres collègues, MacFarlane arrive à ne pas en faire trop pour ne pas faire mentir la devise selon laquelle plus c’est con, plus c’est bon. 

TED 2, en salle le 12/8. 

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