Gérald Genty va-t-il battre le record du monde du plus long concert?

En plein coeur du Brussels Summer Festival, qui anime le coeur de la capitale, le chanteur français Gérald Genty  se lance un défi insolite: jouer 36 concerts en 12 heures. Top chrono!

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Jour J pour le fantasque, mais néanmoins excellent, chanteur français qui a commencé son long marathon à travers Bruxelles. 

Et ça ne rigole pas avec le Guiness Book des Records: il faut que chaque concert soit supporté par une sono digne de ce nom et que l’entrée soit payante (2 euros par prestation, 10 euros pour l’ensemble des concerts). Le précédent record du nombre de concerts dans la même ville est de 35 concerts en 12 heures. L’artiste français arrivera-t-il à ses fins le 19 août prochain?

Le défi a débuté à midi pour se terminer, si tout va bien, à minuit. L’artiste jouera dans divers endroits de la capitale dont les scènes du Brussels Summer Festival, Madame Moustache, l’espace presse du festival,…

Au delà du côté marrant et sympathique de l’initiative, il ne faut pas réduire Gérald Genty à un clown musical car son dernier album, Manège Eternel, sorti en 2013 vaut le détour et les concerts devraient être tous de chouettes moments.

Tout le planning:

12h00: CAFE LA POMPE
12h15: BOCAGE
12h35: BRASSERIE DE L’UNION
12h50: LIBRE AIR
13h05: MAISON DU PEUPLE
13h20: VERSCHUEREN
13h35: BATEAU IVRE
13h50: POTEMKINE
14h10: RENARD NOIR
14h25: LR6
14h40: PINPON
14h55: CHAFF
15h15: BRIGITTINES
15h45: FLORIS BAR
16h00: DELIRIUM
16h25: CAFE LAVA
16h40: MEZZO
16h55: SWAN BAR
17h10: MAPPA MUNDO
17h25: ZEBRA BAR
17h40: ROI DES BELGES
17h55: CAFE BIZON
18h10: HOTEL ORTS
18h25: CAFE KAFKA
18h40: CLUB LA VILAINE
18h55: MADAME MOUSTACHE
19h10: CHEZ CLAUDE
19h25: BARBETON
19h40: BRAVO BAR
19h55: WALVIS
20H20: MADAME CHAPEAU
20h35: SOLEIL
20h50: ROCK CLASSIC
21h30: (BSF) BIP
22h20: BSF MONT DES ARTS
22h50: L’ARCHIDUC
23h30: (BSF)PLACE DU MUSEE

Nous dision de lui à l’époque: 

Dans le quatrième album de Gérald Genty, il est question de nourrissons, d’un manageur véreux – interprété par Benoît Poelvoorde -, d’un trip bucolique en camping-car et d’une Ferrari qui rime avec « Lamborghini ». C’est joli, bien dit et jamais gratuit. Entre chansons comiques, complaintes mélancoliques et refrains pop qui rappellent autant son amour de la nouvelle chanson française, façon Vincent Delerm, que son addiction adolescente aux guitares des Pixies, ce « Manège éternel » est la bonne surprise du printemps. On avoue que sa réputation de chanteur artisanal maniant humour et calembour nous laissait un peu de marbre. Mais en écoutant le disque du gentil Gérald, nous avons été séduit par la musicalité des mélodies, la richesse des arrangements  et la profonde tendresse du bonhomme. Si on pense un peu au M des débuts, voire à notre Saule pleureur, Gérald, lui,  cite d’autres héros. « Je suis fan absolu de Philippe Geluck. En trois images, il parvient à créer un gag mais aussi à donner du fond à ses personnages. J’essaie de faire la même chose sur des chansons de trois minutes. Mais le danger, c’est que des chansons comiques s’usent très vite. Il faut savoir manier l’humour avec parcimonie. Je me méfie aussi des chansons trop égocentriques. Mon truc à moi, c’est l’autofiction. Je pars d’une situation vécue et je bascule ensuite dans la quatrième dimension. » Ado, Genty rêvait de devenir joueur de tennis professionnel. Artiste complet et performer hors pair, il monte aujourd’hui au filet avec une belle assurance. L’évocation de son papa sur Manège éternel suscite presque des larmes. Les vibes reggae d’Avant nous font tanguer et les mots doux de M.A.T.I.N. nous chatouillent les zygomatiques. Et un mec qui réussit à faire pleurer, rire et danser sur le même album, c’est bien cool. Non?  

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