Les vrais chiffres des médicaments génériques

L’Europe bannit 700 génériques et relance le débat sur leur fiabilité. Décryptage d’un scandale qui n’aurait pas pu plus mal tomber.

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Bardaf. Alors que le marché belge des génériques ne décolle pas vraiment – contrairement à ses voisins européens – et que la ministre de la Santé Maggie De Block a donc initié il y a quelques mois à peine une (énième) campagne de sensibilisation aux bienfaits de ces médicaments, un nouveau scandale éclate. Et pas des moindres. Faut-il dès lors craindre pour sa peau lorsqu’on avale l’une de ces pilules copiées? Réponse en chiffres.  

700 C’est le nombre de génériques retirés du marché européen suite au scandale GVK Biosciences. Basée en Inde, cette société qui réalise des tests cliniques pour des géants pharmaceutiques a systématiquement trafiqué toute une série de données durant au moins cinq années.  

0,000025% La part que représentent ces médicaments bannis sur le marché des génériques en Belgique.

220 Le nombre de médicaments originaux qui ont aujourd’hui un équivalent générique. Précisons aussi que plus de la moitié de ces copies légales sont fabriquées en Belgique.  

397 millions d’euros Le chiffre d’affaires (de 2013) du marché des génériques en Belgique. C’est peu. Très peu. Avec à peine 15% de génériques vendus en pharmacie et même pas 5% en hôpital, la Belgique occupe bien souvent la dernière ou l’avant-dernière place au niveau international. Selon les génériqueurs, ces mauvais résultats s’expliqueraient par la présence de nombreuses grandes marques pharmaceutiques sur notre territoire, mais aussi par une politique qui leur serait ultra favorable…  

40% La différence de prix moyenne entre un générique et le médicament de marque. Le «pacte d’avenir» conclu la semaine dernière entre la ministre de la Santé Maggie De Block et l’industrie devrait encore faire baisser les tarifs des génériques dans les mois à venir.

3.2 milliards d’euros Selon Febelgen, l’association belge qui regroupe les huit plus gros fabricants, c’est la somme  économisée par l’Inami depuis 2001 grâce à la prescription des génériques.

7% La part moyenne de recettes investie dans la recherche par les génériqueurs. Comme quoi, il n’y a pas que les grandes marques qui développent de nouveaux produits. 

 

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