Esperanzah! 2015, le compte-rendu

Quelque 36.000 spectateurs, trois jours de fête et d’engagement, des coups de cœur musicaux: retour sur une 14e édition ensoleillée de bout en bout.

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Le festival Esperanzah! a commencé le jeudi 31 juillet avec le soleil et un gros succès de fréquentation. Les 12.000 tickets de la journée ont d’emblée trouvé preneurs. Idem pour samedi et dimanche. Autrement dit, la 14e édition de la manifestation s’est jouée à guichets fermés, dans la joie et la bonne humeur. Entre concerts, spectacles de rue, séances ciné, actions de sensibilisation socio-écologiques et un paquet d’itinéraires bis pensés spécialement pour les enfants, l’événement s’est démarqué de l’été festivalier en pensant le monde autrement. Programmation musicale atypique et cohérente, implications citoyennes et ambiance décontractée: voilà la recette miracle des trois jours rêvés du côté de l’Abbaye de Floreffe.

Notre Top  5 concerts

– Songhoy Blues
– Seun Kuti & Egypt 80
– Nneka
– Too Many Zooz
– Asaf Avidan

8 trucs qu’on a aimés

Découvertes

Un peu en retrait de la programmation des deux principaux podiums, la scène Découvertes propose à des artistes moins connus de se faire un nom. On y a croisé la pop chaloupée de Témé Tan et la fougue de Black Flower. Les cuivres du groupe new-yorkais Too Many Zooz nous ont carrément soufflé. On en redemande! 

Atomic Spliff

Appelé en renfort suite à l’annulation-surprise d’Ibeyi, le groupe liégeois a remplacé au pied levé l’un des noms les plus attendus de cette édition. Mission compliquée… D’abord programmé sur la petite scène Découvertes, Atomic Spliff est venu semer ses effluves de reggae Côté jardin, mettant tranquillement tout le public d’Esperanzah! dans sa poche. Même ceux qui n’aimaient pas trop le ragga. Chapeau les gars.

L’eau, c’est la vie

Et Esperanzah! l’a très bien compris. Sous un soleil d’été enfin retrouvé, les festivaliers ne pouvaient pas se déshydrater. À côté des bars (payants), des points d’eau fraîche (gratuits) étaient installés un peu partout sur le site. Bien vu, bien bu!

Propreté

Pour avoir écumé tous les festivals du mois de juillet, on peut vous assurer que question propreté, Esperanzah! mérite un trophée. Ici, pas de crasses par terre et un public responsabilisé qui trie ses déchets. Un modèle du genre.

La grimpette

À Esperanzah!, entre les concerts, on peut se changer les idées en escaladant les branches. L’activité s’appelle « la grimpe encadrée dans les arbres » et c’est vraiment cool. Dans l’espace des Jardins suspendus, c’est grimpette pour les enfants et hamac haut perché pour les grands. Trop fort.

La danse du poulet

De passage à Esperanzah! dimanche en début d’après-midi, le groupe malien Songhoy Blues a offert un pur moment d’extase aux festivaliers. Au micro, le chanteur galvanise la foule avec sa danse du poulet démembré. Dans le même temps, les amplis transpirent un blues moite et saharien, cramé sous un soleil soul-funk. Une musique résolument ouverte sur le monde.

L’engagement citoyen

Événement atypique et engagé, Esperanzah! se veut acteur du changement. Et ça vaut le déplacement. Voilà sans doute le seul festival de l’été où l’on peut participer à une conférence où chacun discute librement de problématiques et de leurs conséquences à l’échelle locale et globale. La crise des migrants en Méditerranée? Le gaspillage de l’eau? Le recyclage? A chaque problème, des solutions citoyennes.

La convivialité

Autour de l’Abbaye de Floreffe, il y a des sourires sur toutes les lèvres. L’ambiance est détendue, les gens sont tranquilles. Certains profitent du moment pour faire une demande en mariage, d’autres pour retrouver les potes au bar. Même Lisa Simone – la fille de Nina – vient fouler la pelouse aux cotés des festivaliers. Esperanzah! est un vrai lieu d’échanges et de rencontres.

3 trucs qu’on n’a pas aimés

Le parking

Pas toujours facile de trouver une place à proximité de l’Abbaye de Floreffe. Pendant Esperanzah!, les voitures fleurissent un peu partout dans le village et, pour les campeurs souvent venus avec tout leur équipement, il faut parfois transbahuter le barda sur quelques kilomètres avant d’accéder au camping. À revoir.

L’annulation

Attendue, espérée et rêvée pour l’affiche d’Esperanzah!, la venue des sœurs Kaïndé-Diaz a capoté quelques minutes avant l’ouverture des portes du festival. Une extinction de voix a eu raison du concert d’Ibeyi. Grosse déception.

Les guêpes

Ni petits tracas ni gros bobos, l’édition 2015 d’Esperanzah! a tenu toutes ses promesses. Les seules qui ont tenté de gâcher la fête circulaient en jaune et noir. Les guêpes étaient en recrudescence cette année et certains n’ont pas échappé à la piqûre. Ouch.

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