Liège copié par les Japonais?

Quatre ans après avoir conçu le nouveau logo du Théâtre de Liège, le designer Olivier Debie n'imaginait certainement pas faire le tour du monde avec son grand T.

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Effervescence toute nippone vendredi dernier à Tokyo lors la présentation des Jeux Olympiques qui se tiendront, pour la seconde fois, dans la mégapole en 2020. Et à défaut d’avoir un projet de stade à présenter au parterre d’invités et de journalistes (le dernier a été abandonné début du mois à cause de son prix exorbitant), le comité olympique japonais a dévoilé avec fierté son logo tout épuré conçu par Kenjiro Sato, l’artiste local multi-récompensé.

A près de 10.000 kilomètres de là, sur le quai de la Batte à Liège, le designer Olivier Debie (qui a travaillé sur la maquette du magazine Moustique) en avale presque sa souris: le logo japonais ressemble étrangement à celui qu’il a créé quatre ans plus tôt pour le Théâtre de Liège. « Quand on superpose les deux logos, on se rend compte, explique-t-il à nos confrères du JT de RTL-TVI, que les tracés sont quasi identiques. Maintenant, ça peut être un hasard, ce sont des formes simples. Ce qui m’interpelle, c’est la similitude très proche du tracé. Et c’est aussi l’utilisation de la typo, la même qui m’avait été imposée par le théâtre parce qu’elle existait déjà dans le bâtiment. » 

Une coïncidence comme un tsunami au pays du soleil levant. Depuis le début de la semaine, les médias tokyoïtes débarquent dans la Principauté pour connaître la genèse de ce Nô graphique. Mais de l’autre côté du globe, le gouvernement nippon défend le projet de Kenjiro Sato. Son porte-parole prétend que « le design, avant d’être rendu public, avait fait l’objet d’une enquête au Japon et à l’étranger pour s’assurer qu’il n’y avait pas de problème face à une marque déposée« . Scandale international ou coïncidence de génie? Olivier Debie réfléchit encore à la suite à donner à ce dossier.

Et même si le créateur nippon – qui semble avoir disparu des radars médiatiques – y voit un T qui fait référence à Tokyo, mais aussi à Tomorrow (demain) et Team (équipe), le créatif liégois pourrait légitimement y voir un « Tu crois qu’on est biesse à Lîdge« ?

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