Rentre dans ton pays

Des candidats de télé-réalité sous les balles des djihadistes en Syrie... Ca se passe dans une émission australienne.

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Avec un titre pareil, soit « Go back to where you came from », l’émission « Retourne d’où tu viens » fait les gros titres de la presse internationale. Il faut dire que ce show australien, à mi-chemin entre télé-réalité et reportage de guerre, mise avant tout sur les images choc pour réveiller la conscience de leurs téléspectateurs. En effet, ce programme qui fait participer six australiens réfractaires à l’immigration les emmène à chaque édition dans des zones de conflits, comme en Irak en 2011 et en Afganistan en 2012. Cette fois, les candidats se sont retrouvés notamment… En Syrie, sous les balles de l’Etat Islamique.

Dangereux, vous dites? Des combats réels, des kalash et des candidats de télé-réalité, c’est vrai qu’il fallait oser le combo. Mais ça fait vendre. D’autant que pour cette troisième saison, la chaîne SBS n’a pas vraiment brillé du côté sécurité. Le premier teaser du show dévoile en effet trois protagonistes de « Go Back », courant sous les tirs harnachés de gilets pare-balles, sans pour autant porter le moindre casque…

«Baissez-vous, très bas. Accroupissez-vous derrière ce mur. On ne veut pas qu’ils détectent notre présence. Ils sont juste en face de nous». Entend-t-on d’ailleurs dans cette bande annonce. De quoi s’attirer les foudres des experts militaires qui affirment qu’ils auraient pu y laisser leur peau. Du sensationnel, donc, mais pour la bonne cause. En effet, à force de vivre dans les traces de ces peuples qu’ils ne veulent pas accueillir, les candidats anti-migrants changent peu à peu leur avis sur la question au fil des jours.

Nicole, l’une des participantes qui est également gardienne dans un centre de détention, se livrait d’ailleurs dans un journal australien au sujet de cette expérience, qui lui a ouvert les yeux «J‘ai effectivement réalisé qu’il y a des gens qui se font tuer en s’engageant activement dans la guerre contre ISIS. Nous aurions pu être tués». C’est fou, hein.

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