Jane Birkin vide son sac

La chanteuse vient de demander à Hermès de débaptiser le sac qui porte son nom depuis 1984.

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Gros moment de stress dans les couloirs de la maison Hermès à Paris. Alertée par l’association de défense des animaux PETA, La chanteuse Jane Birkin vient de demander officiellement que le légendaire sac qui porte son nom soit débaptisé, jusqu’à ce que de meilleurs pratiques soient mises en place pour l’abattage des crocodiles qui servent à sa fabrication.

Une histoire d’amour

Un coup dur pour la marque de luxe qui a fait du sac Birkin, créé expressément pour l’artiste, un des produits phares de sa gamme. Toutes les pipoles qui se respectent doivent au moins en posséder un dans leur dressing. Les fashion victims lambdas, ceux qui ont les moyens, n’hésitent pas, elles aussi, à patienter sur la longue liste pour avoir un Birkin à leur bras. Les plus fans n’hésitent pas à dépenser des sommes folles pour s’en offrir un. En juin dernier, chez Christie’s à Hong Kong, un acheteur anonyme a claqué 202.000 euros pour un Diamond Birkin fushia en peau de croco. Mais pour ce prix là le cabas était livré avec finitions en or et diamants.

Aujourd’hui le modèle de base commence à 6.000 euros et monte à plus de 30.000 euros pour les peaux exotiques (croco, autruche, …). Chaque exemplaire est fabriqué en France, par une seule et même personne qui y appose sa signature après pas moins de 24 heures de travail de précision.

Une femme engagée

Mais Jane Birkin ne transige pas, même si ce mythe a été pensé rien que pour elle en 1984, après avoir expliqué au président d’Hermès qu’elle ne trouvait pas de sac pratique et élégant pour ranger ses affaires et celles de ses filles. En défenderesse de la cause animale, elle a signé récemment une pétition initiée par l’acteur Joaquin Phoenix, contre les mauvais traitements infligés aux animaux. Et la récente campagne de PETA demandant au sellier français de “cesser d’acheter et d’utiliser des peaux exotiques, et de vendre des accessoires en peau de crocodile et d’alligator » a certainement fini de la convaincre. Dans un documentaire réalisé par l’organisation américaine, dans des élevages qui vendent les peaux aux tanneries Hermès, la PETA affirme que les animaux croupissent dans des hangars ou dans de fosses en béton et sont tués avant même d’avoir atteint l’âge adulte. Et ça, même en Hermès, ça ne passe pas.

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