Tomorrowland 2015: le débrief

Trois jours de party, 365 DJ et plus de 180.000 clubbers. Retour sur cette 11ème édition d'anthologie. 

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Alors, oui, bien sûr, on en a pris plein les yeux. Même si certaines scènes avaient la même gueule que l’année dernière. Mais lorsqu’on conçoit une arène aussi balèze que celle de l’Opéra, on la garde… Gros big up aussi pour la déco des structures plus légères, comme la Radio Ultra Moderne ou la Minus/Café d’Anvers qui s’imposent désormais en dignes héritières de la Main Stage. Cette année à Tomorrowland, aucune des 14 scènes n’avait d’ailleurs été laissée au hasard. Féérie donc à 360 degrés pour cette 11ème édition d’un festival qui a véritablement atteint sa maturité. Son line-up dantesque nous a une fois encore conquis, alignant les stars de l’EDM et leurs bombes FM, les déjantés du jumpstyle, les maîtres ès platines de Détroit ou les jeunes loups berlinois. Et puis, que serait Tomorrowland sans ses festivaliers, sourires oversized et bras levés, que le mercure soit au zénith ou qu’il pleuve des trombes? Voici notre sélection des meilleurs sets et les up et les down de cette édition mémorable.

Notre Top 10 des sets

– Cajmere

– Richie Hawtin

– Chris Liebing

– Sven Väth

– Speedy J

– The Martinez Brothers

– Monika Kruse

– Maceo Plex

– Franky Kloeck

– Matador

 

On a aimé

– Le son! Qu’il s’agisse de la Main Stage ou des autres dancefloor principaux, l’acoustique est toujours aussi magistrale. Ca claque mais ça ne crache pas et on évite ainsi la surenchère de décibels. Respect. 

– L’atmosphère euphorisante qui nous rappelle celle des clubs trance des années 90. Mais quoi de plus normal vu la rareté des tickets… Tomorrowland, c’est un peu comme si on réunissait 180.000 gagnants du Lotto.

– Le nouveau bracelet, plus bling bling que jamais, qui permet de payer ses consommations d’un geste du poignet. Désormais, le festival Tomorrowland est 100% cashless.

– La variété des stands food qui proposent aussi bien le traditionnel burger de kermesse dégoulinant de sauce que le homard au champagne concocté par un chef étoilé et servi sur une nappe en soie.

– Les toilettes avec chasse d’eau et éclairage LED. Comme à l’hôtel! 

– Le mash-up improbable entre les beats EDM et l’Orchestre national de Belgique. Même si faire jouer un tube d’Avicii écrit à un doigt par un ensemble symphonique revêt un intérêt musical assez limité.  

– Les poubelles sélectives plantées tous les dix mètres. On n’a toujours rien trouvé de plus efficace…

– Son camping cinq étoiles… qui a même célébré cette année deux mariages! 

 

On a beaucoup moins aimé

– Le fait de devoir créditer son bracelet de minimum 20 euros et les 2 perles (soit 3 euros) de taxe à payer pour se faire rembourser les crédits non utilisés. Là, ça commence à friser le racket.

– L’application mobile officielle qui plante aussi souvent que Windows Vista.

– Les files aux bars malgré le nouveau système de paiement sans contact. Dans un autre festival, on trouverait ça normal. Pas à Tomorrowland.

– Le manque, pardon l’absence, de créativité des poids lourds de la Main Stage qui alignent inlassablement les mêmes beats formatés. Au point de faire passer David Guetta pour un mélomane.

 

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