Mbo Mpenza, le grand frère

Désormais “conseiller de joueurs”, l’ancien Diable rouge parle amitié, humanité et éthique aux footeux. Si, si...

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Ça vous est venu comment cette idée de « conseiller »?

Mbo Mpenza – Quand j’étais en fin de carrière à Anderlecht, pas mal de coéquipiers sont venus près de moi dans le vestiaire. Il y avait même des adversaires qui me demandaient des petits conseils sur les choix des clubs, des agents, des avocats. Et en fait, ça a continué quand j’ai raccroché les crampons… Par la suite, je me suis associé avec Olivier Guilbaud et Grégoire Litt et nous nous sommes lancés avec la même philosophie: la famille avant tout, le respect de l’éthique sportive ensuite.

En quoi consiste votre accompagnement?

M.M. – Il y a trois piliers sur lesquels on agit. Moi je m’occupe de l’aspect sportif, qui consiste en une analyse vidéo et des conseils de jeu au joueur, même si en fait c’est plutôt une discussion entre potes. Il y a aussi le pilier communication. On ne va bien sûr pas publier sur Twitter à la place du joueur, mais on va discuter ensemble du meilleur message à faire passer pour exprimer la bonne émotion, par exemple. Enfin, le troisième pilier, c’est le Life Coaching. Les joueurs s’étonnent quand on leur parle de les accompagner dans leur nutrition, vu qu’ils ont ce qu’il faut au club. Sauf qu’aujourd’hui, plus personne ne reste 10 ans dans la même équipe. Notre idée, c’est d’avoir un accompagnement constant qui survit aux éventuels changements de clubs. Et nos trois piliers sont également soutenus par un engagement social: le footballeur a un statut privilégié, on lui conseille donc de donner en retour à la société. Bon, après, s’il achète 50.000 voitures, c’est son droit, on ne l’oblige à rien.

Donc, vous insistez sur le rapport humain, une valeur apparemment négligeable pour la plupart des agents de joueurs…

M.M. – Ça dépend de ce que l’agent et l’entourage du joueur veulent. Ce qui m’intéresse, c’est de garder ce côté humain. Bien sûr, un agent reste important. Moi aussi je pourrais devenir agent, mais je ne veux pas avoir un lien d’argent. Je préfère ce lien d’amitié: quand le joueur ne joue pas bien, il faut le lui dire, et pas se contenter de lui donner 1.000 € en plus quand il a été bon.

Emilien Hofman

Retrouvez l’interview de Mbo Mpenza dans Moustique 

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