Aux Francofolies de Spa, Nicola Testa galvanise, Vianney s’impose et Bigflo et Oli retournent le parc.

Avec ce ciel si bas qu'un funiculaire s'est perdu, Spa ressemblait à un lendemain de Toussaint lorsque les premiers groupes sont montés sur les scènes. Et si Monogrenade a séduit sous la pluie, c'est Nicola Testa qui a crevé les nuages pour faire briller le soleil. C'était un joli dimanche à Spa.

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Monogrenade

Le Québec a cette particularité de produire des artistes qui, sans se ressembler, ont tous « ce petit plus » qui les rend souvent attachants et excitants. Plus que dans l’accent, c’est dans la manière de poser les voix sur les mélodies  que l’on accroche rapidement. Malgré les trombes d’eau qui s’abattaient sur le parc, le groupe, qui par moment fait penser à Malajube ou Peter Peter, a livré un concert parfait. sur des sons electro, orchestral ou rock, portés par les délicats mélanges des voix, les morceaux de Monogrenade ravissent. Cosmopolite, le second album du groupe, invite au voyage et on prend les paris qu’on reverra ce bel ensemble très bientôt sur d’autres scènes.

Nicola Testa

Ne cherchez plus le futur grand talent belge. Il n’était ni à l’Eurovision ni sur la scène des Francos samedi. Il était ce dimanche, à 17H15, entouré de musiciens impeccables et accompagné de morceaux déjà bien connus en radio (Koko et Rainbow).

Lui, c’est Nicola Testa. Beau garçon à la voix d’or, à la gestuelle entre Dave Gahan et Christine and the Queens. Lui, c’est un diesel de couleurs. Un concert qui commence en mode mineur ,voire un peu ennuyeux pour rapidement exploser et envoyer toutes les couleurs de son t-shirt vers le public. Nicola Testa, c’est efficace ,généreux, honnête et totalement jouissif. Avec son premier très réussi album « No More Rainbow », Nicolas Testa s’impose comme un artiste à suivre. Le garçon avait l’air sincèrement ému à la fin du concert. Le public en aurait bien repris un peu.

Vianney

Oui, le garçon est l’homme d’un tube. Oui, le monde qui se pressait devant la petite scène du Parc était « pas là mais t’es où ». Mais heureusement Vianney, seul sur scène avec ses petites guitares dégage un truc de grand. Avec sa voix particulière aux accents de Christophe Maé, son look de premier de classe d’un collège de la haute société et ses petites histoires d’amour, il a réussi à séduire et captiver un public massé devant la petite scène du Parc.

Même si ça reste de la chanson, sans autre prétention, c’est servi avec une telle présence qu’on ne décroche pas de tout le concert. Le duo final avec la chanteuse de Cats on Trees valait la peine de rester jusqu’au bout et de rater dès lors toute chance d’avoir une place pour Christophe Willem.

Bigflo & Oli

Ca pourrait devenir répétitif d’encenser les deux « gamins » de Toulouse. Mais vraiment ils le méritent. Leur rap positif est une aubaine et la scène Sabam for Culture ne pouvait plus accueillir un seul ado supplémentaire quand le groupe, les deux frères, un MC et un musicien, sont montés sur scène.

Et si la moyenne d’âge des Francos a dû en quelques instants baisser de 20 ans minimum, c’est une éclate totale de voir les deux frères communier avec un public acquis et fan. C’est tout simplement vivifiant de voir tout ce flow positif se déverser sur la foule. Au milieu de toute cette fête au sourire, on a également aimé les morceaux plus graves comme « Le Cordon ». Seul bémol: les gars peuvent vraiment faire plus confiance à leur déjà intéressant répertoire et zapper ces pseudo-battles qui sonnent de plus en plus répétitives. Vous nous l’aviez déjà fait le coup du Manneken Pis les gars!

Et si tu te demandes encore « c’est qui ces deux-là qui n’ont pas la gueule de l’emploi », alors il est plus que temps de les découvrir.  Ils seront de retour au Brussels Summer Festival. 

En soirée, Christophe Willem a tout simplement rendu le Village inaccessible. Plus un centimètre carré n’était disponible pour l’écouter. On a donc passé notre chemin tout en notant que « la tortue » sait plus qu’y faire. Là aussi, la seule prétention est d’offrir un show positif, festif et maitrisé. Et tant pis si les grincheux y entendent des beats cheap. Il n’est pas là pour ça.

 

Plus tôt dans l’après-midi, Cats on Trees repassait les plats après le premier service de l’année passée. Aucune nouvelle actualité depuis. Le public était au rendez-vous.

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