Les esclaves sexuelles du Guide libyen

Dans le cas de Mouammar Kadhafi, évoquer sa “ chambre à coucher" revient quasiment à parler de salles de torture. 

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On en sait peu sur sa sexualité conjugale (il a eu deux épouses et neuf enfants). En revanche, les secrets des déviances de ce fou de pouvoir ont commencé à émerger après son lynchage à mort, lors de la révolution de 2011. Violeur, sadique, il laissait régulièrement ses « partenaires » avec des bleus, des morsures, le sein déchiré ou des hémorragies… Certaines étaient même « directement transportées de la chambre à l’hôpital », pour traiter des blessures internes, selon le témoignage de Faysal, ancien homme à tout faire de Kadhafi dans le Sunday Times. D’autres étaient même expédiées à l’asile pour discréditer leur récit. Heureusement pour elle, Condoleeza Rice, l’une de ses passions, y aura échappé. D’abord, parce qu’il n’a évidemment jamais posé la main sur elle. Ensuite, parce que l’ex-chef de la diplomatie américaine  est peut-être une des seules femmes pour qui il avait du respect. « J’admire (…) la façon dont elle se penche en arrière et donne des ordres aux dirigeants arabes. (…) Leezza, Leezza, Leezza, je l’aime vraiment beaucoup. Je l’admire et je suis fier d’elle, parce que c’est une femme noire d’origine africaine. » L’ex-chef de la diplomatie américaine l’avait charmé au point que les rebelles ont retrouvé chez le Guide un album de photos d’elle. Une marque d’affection qui n’a été qu’une demi-surprise pour Condoleezza Rice, couverte de cadeaux (pour 147.000 €) par Kadhafi lors d’une visite en Libye en 2008. Alors en mission, elle avait décliné ces présents. La ministre américaine des Affaires étrangères avait bien réalisé faire l’objet d’une « étrange fascination », sans que cela la dérange: « Si quelqu’un me trouve charmante, ça me va », avait-elle déclaré.

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