Dour Festival 2015: les Immanquables de Moustique

Plus de 225.000 personnes sont attendues dès ce mercredi et pendant cinq jours sur le site de la Machine à Feu. Moustique vous présente ses 10 immanquables internationaux et les 5 artistes belges à (re)voir.  Retrouvez le débrief quotidien de nos envoyés spéciaux pendant tout le festival.

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Mercredi 15, The Last Arena, 0h30.

C’est la sixième prestation des frères Dewaele à Dour. Celle-ci est particulière dans la mesure où le duo gantois se produit dès le mercredi soir (!) sur la grande scène. Les princes du mashup vont tout retourner.

 

Young Fathers

Jeudi 16, La Petite Maison dans la Prairie, 18h45.

Un an seulement après l’album « Dead », qui lui a valu, à la surprise générale, le Mercury Prize, la formation écossaise enfonce le clou avec « White Men Are Black Too », nouvel enregistrement en forme de slogan fédérateur. Truffé de beats électro saccadés, d’atmosphères caverneuses et de flow contagieux, ce disque élargit encore un peu plus les frontières du hip-hop.

 

Omar Souleyman

Jeudi 16, La Petite Maison dans la Prairie, 19h45.

Originaire du  nord-est de la Syrie, ce petit bonhomme portant élégamment moustache et keffieh, né en 1966, a fait toute sa carrière en animant des mariages avant d’être révélé au monde occidental sur la scène de Glastonbury en 2011. Accompagné sur scène de son compositeur et claviériste Rizan Saïd, Omar balance en syrien et en kurde des chansons festives traditionnelles nappées de boucles électro.

 

Omar Souleyman #dour #festival

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Drenge

Vendredi 17, The Last Arena, 16h30.

Vous prenez deux frangins anglais (Rory et Eoin Loveless), une gratte, une batterie, vous rajoutez des bières dans le local de répétition et ça donne Drenge, un foutu duo qui s’est rappelé à notre bon souvenir en avril dernier avec « Undertow ». Du garage rock servi par un son d’outre-tombe et des refrains complètement speedés.

 

Tony Allen Review

Vendredi 17, The Last Arena, 18h30.

Le pape de l’afro-beat est de retour à Dour et présente son dernier album en date, « Film Of Life », avec deux invités prestigieux: ni plus ni moins que Damon Albarn et le rappeur français Oxmo Puccino. C’est un événement dans la mesure où la formation ne donne que deux prestations sous cette formule durant cet été. On insiste: Damon Albarn vient épauler son pote, pas pour chanter Song 2.

 

Miss Lauryn Hill

Samedi 18, The Last Arena, 23h00.

Attention, son avocat nous colle un procès si on écrit Lauryn Hill, plutôt que « Miss » Lauryn Hill. On rigole, mais à peine. Capricieuse diva, elle n’a plus rien fait de bien consistant sur un plan discographique depuis l’énorme « The Miseducation Of » qui lui a valu dix Grammy en 1998. Mais ça fait toujours plaisir de la voir sur scène, d’autant que les classiques des Fugees étaient au menu de ses récentes prestations.

 

Lauryn Hill #Dour #festival

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Rone

Samedi 18, La Petite Maison dans la Prairie, 1h15.

Erwan Castes, alias Rone, est la nouvelle étoile de l’électro hexagonale. Petites lunettes rondes vissées sur le nez, c’est un monsieur Tout-le-monde de la vie normale. Mais une fois sur scène, entouré d’un laptop et de ses machines, il se métamorphose en super-héros de l’électro paranormale, quelque part entre l’efficacité minimaliste de Paul Kalkbrenner et les idées romantiques de Superpitcher.

 

The Strypes

Dimanche 19, The Last Arena, 19h00.

Chemises Ben Sherman, coupes de douilles, bretelles, costard-cravate, The Strypes sauvegarde les traditions de la culture mod et culbute une bande-son sixties façonnée pour les générations à venir. Après un premier brûlot « Snapshot » en 2013, ils reviennent avec leur paire de Ray-Ban vissée sur le nez, les Dr. Martens enfoncées sur la pédale d’effets et surtout un second album, « Little Victories », à paraître pour ce 24 juillet.

 

Palma Violets

Dimanche, La Petite Maison dans la Prairie, 20h00.

« Je veux m’en aller pour toujours, je veux n’importe quoi », chante Samuel Fryer sur Sweet Violets, première plage de « Danger In The Club », nouvel album des beaux gosses de Palma Violets. Deux ans après les débuts prometteurs et les hymnes rebelles (Best Of Friends, We Found Love), la formation anglaise persiste et signe en se plaçant en digne héritière des Arctic Monkeys ou The Libertines.

 

Snoop Dogg

Dimanche 19, The Last Arena, 23h00.

Sur son nouvel et très moyen album « Bush » réalisé par l’incontournable Pharrell Williams, la star du hip-hop s’invite sous la boule à facettes. Mais qu’on se rassure, en live, le bonhomme délivre un véritable « best of » de rap nonchalant mais toujours remuant et, contrairement à beaucoup de ses camarades bling-bling, il est accompagné sur scène de vrais musiciens.

 

LES 5 BELGES A (RE)VOIR 

 

La Smala

Mercredi 15, The Last Arena, 20h00

Les Bruxellois débarrassent le hip-hop de ses clichés et balancent « Un cri dans le silence » en affirmant les idéaux d’une génération bercée par l’âge d’or du rap français. L’autodérision en plus et la prise de tête en moins.

 

Fabrice Lig Live

Jeudi 16, Jupiler Dance Hall, 20h00.

Derrière son look de prof (qu’il est dans la vie civile) et de vrai gentil (qu’il est aussi dans la vie civile), le dj/producteur carolo distille une techno « ligne claire » toujours bien inspirée et délicieusement envoûtante. Depuis 20 ans, cet autodidacte discret poursuit son parcours sans faute au travers des labels les plus réputés de la planète électro comme F Com ou Planet E.

 

Nicolas Michaux

Vendredi 17, Le Labo, 18h.

Le Labo? Une scène défricheuse qui convient parfaitement au petit doué de la chanson pop noir-jaune-rouge échappé d’Eté 67. Depuis ses dernières traces discographiques laissées avec son groupe, le garçon a bricolé une trentaine de morceaux qu’il peaufine, peaufine et peaufine encore avant de les commercialiser. Mais comme toujours, c’est sur scène et sans filet, qu’il en dévoile en avant-première toute la richesse…

 

BRNS

Samedi 18, La Petite Maison Dans La Prairie, 16h50.

Il s’agit de la troisième participation du groupe bruxellois au Dour Festival en quatre ans, mais qui va s’en plaindre? Toujours enivrant sur scène, BRNS réinvente à chaque live les morceaux de l’excellent « Patine » paru à l’automne dernier tout en restant à l’écart du formatage. Plus qu’un concert, il s’agit-là d’une expérience dont on ne se lasse pas.

 

BRNS #Dour #festival

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Little X Monkeys

Dimanche 19, Jupiler Dance Hall, 13h20.

On se rappelle avoir déjà vu à Dour le guitariste fondateur de Little X Monkeys voici une bonne dizaine d’années alors qu’il officiait dans un groupe metal. Cette fois, c’est avec sa chemise fermée jusqu’au dernier bouton, son banjo, son harmonica, ses bretelles et son pantalon de mormon qu’il débarque pour une folk/country dépoussiérée qui reste toujours moderne. Emmenée par la chanteuse Marjorie, sorte de petite cousine espiègle de Dolly Parton, Little X Monkeys réveillera tout le monde en ce jour de clôture de festival. On y sera. Pas frais, mais on y sera.

 

 

 

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