6 phrases-choc sur la crise grecque

Racoleuses, opportunistes, assassines… Retour sur les meilleures (et les pires) sorties du Grexit.

Alexander Stubb et Wolfgang Schäuble @reporters

La crise grecque dépasse de loin les frontières de la République hellénique. Alors, aux micros des chaînes de télé et de radio, ou, bien mieux encore, sur Twitter, tout le monde y met son grain de sel. Quitte à rendre le débat indigeste. Et qu’importe d’ailleurs si les 140 caractères n’ont pas la puissance de feu d’un chargeur d’AK-47. L’idée, bien souvent, n’est pas de sauver Athènes mais de faire sa com’ et d’inscrire son patronyme au Panthéon. Fût-il celui des cons et des populistes. 

«La Grèce ne mérite-t-elle pas mieux que ce démagogue pyromane s’alliant avec les néonazis d’Aube dorée?» 

Difficile de ne pas attribuer la palme du ridicule au philosophe permanenté. BHL réinvente ici l’histoire de la connerie à lui tout-seul puisque Syriza n’a pas fait alliance avec Aube Dorée mais bien avec les Grecs indépendants (ANEL).  

«Je me réveille après une bonne nuit pour apprendre que le sommet continue. Toute ma sympathie aux participants.» 

Raillant la nuit blanche de négociations à Bruxelles, le ministre finlandais des Finances Alexander Stubb, faucon anti-Grecs, étale tout son humour noir.

«Avec un pistolet sur la tempe, toi aussi tu serais d’accord.» 

Un responsable grec commentant le projet d’accord intervenu au milieu de la nuit entre Alexis Tsipras et la zone euro et qui impose à la Grèce des conditions draconiennes en échange de son soutien financier.

«Ne me prends pas pour un imbécile!» 

Lors des négociations, le ton monte entre Wolfgang Schäuble, l’homme de fer de la zone euro, et Mario Draghi, le boss de la BCE. En témoigne cette mise en garde de l’Allemand adressée à l’Italien. «A un moment donné, les choses ont été dites avec un rare degré d’intensité, de vérité», confirme un responsable européen. «L’attitude de Schäuble a été indescriptible», accuse quant à elle une source grecque.

«Tsipras fait un bras d’honneur au peuple grec. C’est un populiste doublé d’un extrémiste.». 

N’y allant jamais avec le dos de la cuillère, l’eurodéputée française Nadine Morano fustige, le 10 juillet, la nouvelle feuille de route (plus favorable aux créanciers) présentée par le Premier ministre grec.  

«Les Grecs méritent mieux que Tsipras et ses alliés. Comme ils n’avaient pas hier mérité les colonels».

Dans une tribune publiée sur Slate.fr, Jean-Marie Colombani, ex-directeur du Monde, ose la comparaison avec la dictature grecque instaurée en 1967 et restée célèbre pour ses bagnes et ses bourreaux. Un coup de poignard dans le dos?   
 
 

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