Omar Sharif est mort. Il avait 83 ans.

On le savait atteint de la maladie d'Alzheimer. Il a succombé à une crise cardiaque.

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On ne peut pas réduire Omar Sharif à un spot de publicité pour Tiercé Magazine et une réplique, fut-elle culte dans les chaumières : « Les courses, vous le savez, c’est ma passion. »  Avant d’être ce héros du prime-time, grand amateur de hippisme et de bridge, le jeu ayant toujours été sa grande maîtresse, Omar Sharif c’est avant tout un style, une allure folle et un charisme diabolique.

Né à Alexandrie, d’origine libanaise, Michel Chalhoub est découvert au milieu des années 50 par le cinéaste égyptien Youssel Chahine, qui le dirige dans ses trois premiers films, Le démon du désert, Ciel d’enfer et Les eaux noires.

En 1962, son image – quelque part entre le prince du désert et le gentleman macho – explose sur la scène internationale grâce à sa performance dans Lawrence d’Arabie qui lui vaut le Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle. Une popularité incroyable et une aura de sex-symbol multipliées par dix après le succès du Docteur Jivago qui, en 1966, lui vaut le Golden Globe du meilleur acteur.

Il lui faudra pourtant près de quarante ans pour être distingué en France avec ce César du meilleur acteur qu’il empoche en 2004 pour Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran. Cette adaptation du roman d’Eric Emmanuel Schmitt dans laquelle il incarne un épicier turc philosophe à ses heures avait touché le public, qui redécouvrait un comédien qui transpirait la justesse et la générosité. Il y a peu, son fils avait rendu public sa maladie – il était atteint d’Alzheimer. Son agent a déclaré qu’il avait succombé à une crise cardiaque au Caire, où il vivait.     

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