Nicolas Buytaers explique son défi RTBF

L'ex-RTL-TVI ne manque ni d'appétit ni d'enthousiasme. Et il rebondit sur La Première dans le registre de l'humour. Explications et impressions du nouveau-venu à la RTBF.

buytaers

Révélée par nos soins mercredi, l’arrivée de Nicolas Buytaers sur La Première a fait son petit effet.  Une nouvelle accueillie de manière plutôt bienveillante. Et parfois songeuse. Car l’ex-monsieur cinéma change de registre et traitera dans un premier temps d’humour sur La Première. D’abord, dès ce 20 juillet et jusqu’au 14 août, dans une quotidienne baptisée « Sérieux délires », un talk avec un humoriste belge invité.

Ensuite,  devrait rapidement être lancé un talk « satirique » hebdomadaire pensé par Bruno Coppens et animé par Nicolas Buytaers chaque samedi matin, toujours sur La Première. Pierre Kroll et Myriam Leroy complètent l’équipe en studio face à une personnalité invitée mise sur la sellette. Les émissions-tests ont été réalisées. L’équipe n’attend plus que le feu vert officiel. Jeudi, Nicolas Buytaers a  vécu sa première journée de ertébéen à part entière. Entre excitation, euphorie et pincement au coeur d’intégrer la chaîne dont son père, feu Francis Buytaers, fut une figure du JT. Premières impressions.

Comment votre arrivée a-t-elle été accueillie?

Nicolas Buytaers –  J’ai officiellement commencé ce jeudi matin, j’ai été à la cafet » et  j’ai croisé plein de gens super emballés par mon arrivée. Un enthousiasme  réciproque car j’arrive dans une maison qui compte beaucoup dans l’histoire de la famille Buytaers. Je profite pleinement de ce moment de jeu de séduction, de parade amoureuse où il y a un vrai désir réciproque. Avec des petits papillons dans le ventre. Une belle promesse. J’ai aussi reçu plein de messages tant de confrères et consoeurs de  RTL que de la RTBF.

Comment s’est fait votre recrutement par  la RTBF?

N.B. – Tout de suite après mon licenciement de RTL-TVI, difficile à avaler,  j’ai eu des contacts. Je suis allé frapper aux portes de la radio où j’ai été très bien accueilli. J’avais des projets, des envies et la RTBF aussi. On s’est trouvés mutuellement. Le timing était bon. Et « Sérieux Délires » est un de leur projet que je vais concrétiser à partir du 20 juillet.

Qu’est-ce qui les attire chez vous?

N.B. – Je pense que c’est mon triple profil de journaliste culturel sympathique et de bonne réputation. Chose que mon licenciement a remis en lumière. Car lorsqu’il est survenu, j’ai reçu des tas de manifestations de sympathie tant de mes maintenant ex-collègues de RTL-TVI que de gens de la RTBF, que je connaissais ou pas.  Et puis j’ai une expérience radio et télé.

Vous n’évoquez pas votre spécialisation « cinéma »… Ça ne les intéresse pas?

N.B. – Oh, la RTBF est déjà bien fournie en spécialistes de ce côté-là. Et moi, je n’ai jamais cherché à écraser quelqu’un ou à lui piquer son poste et je ne vais pas pousser Hugues Dayez dans les escaliers (rire). Je l’aime trop pour ça . Mais peut-être qu’un jour je reviendrai au cinéma. Et s’il faut un coup de main dans ce domaine, je ne suis pas loin.

Là vous changez franchement de registre. Vous passez à l’humour après 15 ans à couvrir le cinéma. Il y avait une lassitude?

N.B. – Je suis très content de mon parcours jusqu’ici. Mais s’il faut changer c’est maintenant. Et ma déconvenue professionnelle à RTL-TVI m’en offre paradoxalement  l’opportunité sur La Première.

A commencer par « Sérieux Délires », avec comme invités  des humoristes. Presque tous étiquetés RTBF. Ça fait très promo maison. Pas très excitant comme début?

N.B. – Moi, tous mes invités prévus me font déjà rire comme auditeur.  Et je ne les connais pas personnellement. Ça va être une vraie découverte pour moi de causer avec Jerôme de Warzée, Guillermo Guiz, Bruno Coppens ou Myriam Leroy.

Quel sera la mécanique de l’émission?

N.B. – C’est une heure quotidienne de discussion libre avec mon invité. On passera en revue son actu drôle, ses influences, ses meilleurs billets. Les gens qui le font rire et ce qu’il n’aime pas. Il y aura beaucoup d’archives, d’extraits de spectacles ou de moments télé et radio.

De « Sérieux délires » avant d’encore plus sérieux délires avec le talk humoristique imaginé par Bruno Coppens et que vous allez animer?

N.B. – C’est un projet et on y travaille. Je ne peux pas en parler en détails. Mais ce sera un talk plus satirique avec un invité mis sur la sellette par moi, Bruno Coppens, Pierre Kroll et Myriam Leroy. Normalement le samedi matin.

Votre plus grand sérieux délire jusqu’ici, cela a été quoi?

N.B. – Pas le plus grand mais le tout dernier, c’est l’incroyable fou rire avec Jean Dujardin et Gilles Lellouche. Les mecs étaient à bout de force en fin de journée de promo et c’est parti en cacahuètes. Sinon, il y a évidemment aussi l’énorme buzz de la barbe que j’avais lancé avec Benoît Poelvoorde. Pendant la crise des plus de 500 jours sans gouvernement, on avait parié qu’on ne se raserait pas tant qu’on n’aurait pas de gouvernement et on invitait tous les hommes à faire de même . Un vrai buzz… La folie, le délire.

Vous arrivez en radio à la RTBF mais y a-t-il aussi un projet télé?

N.B. – Il est clair que j’aimerais faire de la télé et j’ai exprimé cette envie à mes nouveaux patrons. Je suis un journaliste multiculturel et multimédias et donc pourquoi pas la télé. J’ai encore envie de plein de choses, pourquoi pas un talk ou une présence dans le JT.

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