Les Minions: mignon et efficace

En salopette ou en string, ces petits cornichons ont tout misé sur l'humour et leur capital sympathie. Pari gagné.

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Réalisé par Pierre Coffin et Kyle Balda. Avec les voix de Marion Cotillard, Guillaume Canet, Gad Elmaleh – 91’.

A l’origine simples organismes monocellulaires de couleur jaune, les Minions ont évolué au cours des âges, et ont toujours été au service de maîtres plus abjects les uns que les autres. Mais les disparitions répétitives de ceux-ci risquent bien de plonger nos petits hommes jaunes dans une profonde dépression. Pour ne pas sombrer devant le téléachat en se gavant de Nutella à la cuillère, ils repartent donc à la recherche d’un nouveau patron malfaisant. Et jettent cette fois leur dévolu sur Scarlet Overkill, alias la première super-méchante de l’histoire. Mais tout ne se passe évidemment pas comme prévu. Et, de l’Antarctique au New York des années 60, nos compères vont finalement faire face à la plus terrible menace de leur existence: l’annihilation pure et simple de leur espèce.

Certes, nous ne suivrons bien entendu pas le coréalisateur du film, Kyle Balda, lorsqu’il place ses personnages trognons au même niveau que des génies absolus. Et notamment quand il explique: « Vous ne comprenez ni leur langue, ni leur grammaire. Mais vous pouvez ressentir leurs sentiments grâce à leurs attitudes, à des mouvements presque imperceptibles… C’est ça, la magie de l’animation… Les Minions constituent un ultime clin d’œil au cinéma muet, à Charlie Chaplin et à Buster Keaton »…

Reste que si ces agités faisaient rire justement parce que leurs apparitions étaient sporadiques dans les Moi, moche et méchant, ils passent cependant bien la barre dans ce long métrage à leur seule gloire. Grâce à de bons moments de rigolade et une animation parfaite. Nous sommes donc en présence d’un blockbuster estival en puissance. Mignon et pas gnangnan. Bananas! – F.V.

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