Couleur Café 2015: le débrief de la journée de samedi

Dubstep dans la mousse, les papys d'Israel Vibration toujours à la cool et Starflam à l'ancienne...

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Considérée comme la plus faible du festival, la seconde journée de Couleur Café a attiré moins de 20.000 personnes (contre 23.000 le vendredi).  Ne faisant pas face à de grosses têtes d’affiche fédératrices, les artistes programmés en première partie de soirée ont réussi à se distinguer.

> La Chiva Gantiva.

La belle aventure se poursuit pour cette formation sans frontière née à Bruxelles au milieu des années 2000. Pour sa troisième participation à Couleur Café, La Chiva avait les honneurs de la grande scène et c’est ce qu’on a vu de mieux sur ce podium. Avec un batteur belge,  des musiciens colombiens, français et un viétnamien en son sein, la Chiva réinvente à sa manière le concept de sono globale. Des rythmes sud-américains, des guitares rock,  de la cumbia funk, une basse qui donne le hoquet et, partout, ce groove qui fait tanguer les corps et les cœurs. Il leur manque encore un vrai tube, mais au moins, on ne s’ennuie pas. Le chanteur Rafa sait y faire pour aller « chercher » le public et quand la percussionniste Natalia vient exécuter une danse torride sur les devants de la scène,  nous sommes définitivement conquis. Et tout ça, messieurs dames, avec du sourire, ce qui nous change un peu des tronches de cake des rockers alternatifs.

> Israel Vibration

Quatre décennies qu’ils prêchent à coups de belles harmonies vocales la parole de Jah et quatre décennies qu’ils séduisent de nouvelles générations.  Formé à Kingston  par trois chanteurs  atteints de la polio (l’un deux, Albert « Apple » Craig a quitté le groupe voici quelques années), Israel Vibration reste fidèle à ses préceptes.  Appuyés sur leurs béquilles, Lascelle Wiss Bulgin et Cecil Skelly Spence  délivrent un roots reggae authentique enrichi de trois vocalistes féminines et d’un groupe à la rythmique dub nonchalante. On ne danse pas sur la musique d’Israel Vibration, on se laisse tanguer en oubliant tout le reste.  Ils viennent de publier leur 18e album studio, « Play it real ». Et ce titre est une véritable déclaration de foi. Qu’ils chantent leur classique Cool and Calm ou les petits nouveaux Ganja , Dancin’ in the rain ou Happiness, c’est toujours -à peu près- la même story mais on ne s’en lasse pas.  Positive vibrations

> Starflam.

Après l’A.B. et avant un concert fort attendu dans son fief liégeois des Ardentes, Starflam a pu constater que le public de Couleur Café n’a pas oublié ses classiques.  Comme le rappelle le titre de leur récente compilation parue chez Warner, c’est à l’ancienne mais sans le charismatique Baloji que les malfrats linguistiques se présentent: de front avec leur mic tandis que le toujours impeccable DJ Mig 1 assure les beats dans le fond.   Moins rapide et limpide que le flow de la nouvelle génération des Bigflo & Oli and co,  leur débit reste pourtant d’une efficacité redoutable. El Diablo et Le plat pays qui est le mien n’ont pas pris une ride. Cool de les revoir…

> Mousse Party.

Non, ce n’est pas un groupe, mais un happening dont Couleur Café a le secret. Sur le coup de 18h00, la foule s’est rassemblée devant la scène Move pour se faire bombarder par des canons à savon: du Dreft ou -connaissant les préoccupations écolo des organisateurs- de l’Ecover Citron?  On n’est pas allé vérifier. Sans être licencié en chimie, on peut vous dire aussi que des bulles de savon ne s’envolent pas quand c’est la canicule et qu’il n’y a pas le moindre pet de vent. Un chouette spectacle visuel donc animé par les beats funky et dubstep de DJ Mellow.

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