Partrick Macnee alias John Steed dans “Chapeau melon et bottes de cuir” est mort

Il était anglais, vivait en Californie, a marqué l’histoire de la télé et avait 93 ans. 

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Alors que les séries télé n’ont jamais été aussi à la mode, Patrick Macnee, l’homme qui a incarné John Steed dans Chapeau melon et bottes de cuir raccroche. A 93 ans, il entre définitivement au panthéon des pionniers grâce à cette série détective directement inspirée par le Swinging London des années 60 – elle a été diffusée entre 1961 et 1969, même si nous la découvrirons un peu plus tard par la grâce des traductions françaises et d’un reboot lancé en 1976. Série culte, elle a alimenté toutes les passions (gros fan base particulièrement triste aujourd’hui) et inspiré toutes les lectures (y compris érotique, certains considérant John Steed et sa partenaire Emma Peel comme un couple SM.) Mais pourquoi Chapeau melon et bottes de cuir a-t-elle autant plu?

John Steed est stylé

Une mise impeccable, une élégance stricte et quasi aristocratique ponctuée par des détails qui tuent – le chapeau melon, le parapluie, la montre, la pochette… Un style parfaitement anglais que rien, même pas la bagarre ou les courses poursuites, ne vient faire plier.

John Steed est féministe

Le détective pose un regard avant-gardiste sur son associée, Emma Peel, une femme qui, pour une fois dans un feuilleton policier, ne joue ni les secrétaires, ni les potiches – ce qui revient souvent au même. Egale de Steed, Emma Peel – formidablement interprétée par la très sexy Diana Rigg, d’autres reprendront le rôle avec un peu moins de panache – s’y connait en self-defense. Elle est sur le terrain et fait preuve d’une redoutable intelligence face aux ennemis du bien qu’elle n’hésite pas à neutraliser par quelques prises bien calculées.

John Steed est pop

L’univers de Chapeau melon et bottes de cuir est bien le produit de son époque. Et on ne parle pas seulement du look d’Emma Peel dont les combinaisons zippées et moulantes, les bottes et le reste font immédiatement référence à la mode pop des années 60. Les intrigues explorées et les ambiances visitées dans la série sont souvent à la limite de l’étrange et promènent le téléspectateur au-delà des images de la conscience. En ce sens, John Steed, malgré son allure de fétiche british, est quand même très influencé par les courants d’idées psychédéliques. Ou alors c’est qu’on a l’esprit mal tourné, mais on ne pense pas…   

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