Bracelet électronique – Pourquoi nous sommes tous condamnés

Après Tomorrowland, le pass connecté débarque sur la plaine de Werchter. Voilà pourquoi vous ne pourrez plus vous en défaire.

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Vous êtes accro aux réseaux sociaux?

Alors n’essayez même pas de résister. En synchronisant votre bracelet avec celui de n’importe quel festivalier, une demande d’ami sera automatiquement envoyée sur vos deux profils. Présents cette année à Tomorrowland (sous quelle forme?), Coachella, mais aussi à Rock Werchter et TW Classic, ces sésames 2.0 permettront aussi de se scanner à l’un des points de partage répartis sur les plaines pour tenir son clan au courant de son parcours via une mise à jour automatique de son statut Facebook ou Twitter. Avant de se faire un petit selfie à une autre borne et de le poster ensuite sur sa page Instagram?   

On n’avait plus inventé de truc aussi pratique depuis la tente Quechua automatique.

Encore au stade des prémisses, le bracelet connecté devrait rapidement évoluer pour permettre de payer ses achats et ses consommations – dites enfin adieu aux tickets! – ou de retrouver instantanément la playlist de sa tête d’affiche fétiche. On imagine déjà les innombrables possibilités offertes par ces bracelets équipés de puces RFID (Radio Frequency Identification) et capables d’interagir avec n’importe quel objet connecté.

Vous serez de toute façon condamnés à les porter.

Si Marc Radelet, porte-parole des Francofolies de Spa, déclare rester attentif à cette nouveauté mais souligne les gros investissements à réaliser, tous les autres grands rendez-vous de l’été risquent bien d’y passer. Il faut dire que l’investissement, justement, devrait vite être rentabilisé. Car en livrant leurs tonnes de statistiques en temps réel, ces bracelets connectés permettront aux organisateurs de mieux s’adapter aux besoins – et surtout au portefeuille – des festivaliers. Quand ils ne fourniront pas les infos personnelles de nos profils Facebook. Ou refileront ces données à leurs sponsors pour des pubs ultra ciblées? Ne soyons pas paranos non plus. Pour le moment, ce bracelet est juste le dernier hit gadget, un truc qui, lorsqu’il marche – ce n’était pas toujours le cas l’année dernière à Tomorrowland -, permet juste de ses faire «pote» avec trois Guatémaltèques qu’on ne reverra jamais.       

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