8 trucs à éviter chez les rockstars

Après la liste des comportements les plus irritants du public en festival, petit manuel, toujours inspiré par le magazine Rolling Stone,  de ce qui est à proscrire chez nos amies les vedettes...

reporters_19634015

Croire que les règles de la physique, ce n’est pas pour vous.  

Jouer devant 80.000 fans hystériques, ça donne l’impression que les ailes vous poussent dans le dos et que rien ne peut vous arriver. Mais justement, ce n’est qu’une impression. Sachez que pour vous aussi, la pluie ça mouille, le feu ça brûle et tomber dans la fosse, ça peut faire très mal…

Ne jouer que son nouvel album.

Venir en festival avec de nouvelles chansons, c’est cool et ça montre que vous bossez en studio.  Mais ne jouer exclusivement des titres que le public ne connait pas ou vient de découvrir, c’est chiant.  Les gens ont aussi payé sur base de votre carrière et de ce que vous représentez pour eux. N’oubliez pas vos tubes…

Ne jouer que les tubes.

Il ne faut pas tomber dans le plan inverse et jouer à chaque concert la même liste de chansons (ça s’appelle une setlist) . Comme en foot où chaque supporter à son idée de l’équipe type des Diables Rouges (idée différente bien sûr de la feuille de match de Marc Wilmots), la setlist parfaite n’existe pas.  Le tout est de bien doser nouveautés, titres plus obscurs (Radiohead est très fort pour ça) et tubes (Radiohead est mois fort pour ça).

Faire des meldeys. 

Nous, on n’est pas fan et on vous dit pourquoi.  Il y a pire que de ne pas entendre sa chanson préférée. C’est de ne l’entendre que trente secondes.

Ne pas lire son agenda.

Les habitués du Pukkelpop se souviennent encore du collectif hip-hop Public Enemy qui débarque sur la scène de Kiewit à 14 heures en plein soleil  en gueulant « Good evening Amsterdam, what’s up? » ou d’Eminem qui a répété au moins vingt fois pendant sa prestation « Come on Brussels! ». Ok, les tournées sont éreintantes et routinières,  les scènes de festivals se ressemblent à peu près toutes et les trente bières ingurgitées la veille n’aident pas.   Mais bon, les mecs, faites un effort.  Un truc: quand il fait noir, vous dites « Good evening ».  Quand il y a du soleil vous dites « Hello ».  Ça aide aussi d’enlever parfois ses lunettes de soleil.

Inviter ses potes sur scène.

Ok, c’est cool quand les Stones font monter sur scène leur ancien guitariste Mick Taylor ou que les Foo Fighters convient au rappel le groupe qui a assuré leur première partie. Mais quand c’est les potes, les petites copines, les managers, le cuisinier du catering ou le bénévole à qui on n’a rien demandé, ça devient vite bordélique. On connaît aussi des groupes de rap américains qui enrôlent douze nouveaux membres juste avant de partir en tournée en Europe. Du reste, les membres en question se contentent souvent de jouer avec leur essuie Adidas sur scène ou de se rouler une cigarette au parfum étrange.

Evitez les clichés.  

Si vous êtes un chanteur folk dépressif, vous n’êtes pas forcément obligé de porter une chemise à carreaux, un bonnet et une barbe. Si vous êtes rappeur, il n’y a aucune règle écrite qui dit qu’il faut prononcer 253 fois le mot « fuck » . Si vous êtes  Pete Doherty, vous être aussi libre d’arriver sobre et à l’heure sur scène.

Annoncer le dernier concert ou la tournée d’adieu.

Ça crée le buzz, ça fait pleurer les filles et parfois monter les enchères, mais alors il faut tenir parole. Allez, on va se faire des ennemis, mais on nous avait pourtant dit qu’après leurs « prestations acoustiques exceptionnelles »  de l’automne dernier, les Girls In Hawaii ne tourneraient plus avant d’enregistrer un nouvel album. Et devinez qui  est à l’affiche du BSF?

Sur le même sujet
Plus d'actualité