Walid : « Ça brûle à l’intérieur »

L'année a été mouvementée pour l'animateur de C'est presque sérieux sur La Première. Il débriefe avec tchatche et pêche.

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Passionné. S'il n'y avait qu'un mot pour caractériser Walid, ce serait celui-là. C'est en tout cas ce qu'il répète à longueur d'interview. Et ça sent la sincérité. Un peu abîmé par les critiques sur son émission C'est presque sérieux née à la rentrée 2014 sur La Première,l'animateur de 36 ans qui rempilera aussi pour la cinquième saison de The Voice Belgique se protège un peu. D'autant que l'avenir de sa tranche horaire sur les ondes de 16 h à 17h30 n'est pas encore confirmé à l'heure d'écrire ces lignes.

Qu'avez-vous "presque raté" en 2015?

Walid – A proprement parler, rien. Ça n'a juste pas été facile tous les jours. Churchill disait "Le succès, c'est d'aller d'échec en échec sans perdre son enthousiasme ni son optimisme". C'est un peu ça, ma philosophie de vie. Je vis de mes rêves, du coup je reste très positif, même si ce n'est pas évident tous les matins. Surtout actuellement.

A cause des audiences de C'est presque sérieux? On les disait mauvaises pour finalement reconnaître une progression ce dernier trimestre. Comment expliquez-vous cette embellie? Vous êtes soulagé?

W. – Quand les sondages sont mauvais, on te crache dessus, quand c'est bon, on t'applaudit des deux mains. Pourtant, un sondage ne veut rien dire en soi. Une émission a besoin de temps pour laisser les habitudes se créer, peaufiner l'émission, l'adapter si nécessaire et trouver un ton serein dans la manière de fonctionner. Le mot "problème" ne fait pas partie de mon vocabulaire. Et je reste ouvert à la critique si elle est constructive.

La mesure des audiences radio se fait par appels téléphoniques, au contraire de la télé… C'est une technique bancale?

W. – Oui et non. Je reste concentré sur mon métier et la mission qui m'a été donnée: faire de l'audience et proposer une émission qui parle aux gens. Il n'y a pas de quoi fanfaronner. Ce n'est pas parce que les audiences sont bonnes qu'il faut se reposer sur ses lauriers et se dire qu'on est arrivés. C'est une remise en question perpétuelle et c'est le principe même de mon travail: être à l'écoute, être attentif à ce que les gens disent, à ce qu'ils pensent. Le jour où je serai totalement épanoui dans un projet, il faudra que j'arrête, parce qu'il n'y aura plus de challenge.

On vous sent blessé…

W. – Je reste assez cool en apparence, mais ça brûle à l'intérieur. Toutes ces attaques gratuites… Ça n'a pas de sens. La vie, ça reste un laboratoire. On se trompe, mais en se trompant on avance. Je ne cherche pas la difficulté, face aux complications, aux difficultés, je serais plus tenté de fuir. J'ai un tempérament méditerranéen. Mais je sais ce que je veux et ce vers quoi j'ai envie d'aller. Ça prend du temps. On ne séduit pas une femme le premier soir, il faut laisser le charme agir.

La suite dans le Moustique du 17 juin 2015

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