Stéphane Pauwels: « J’ai atteint une sorte de zénitude »

Aimé ou exécré, l'animateur de RTL-TVI cartonne. Entre Les orages de la vie et foot champagne. Mais son infarctus a obligé le trublion à lever le pied et cultiver une certaine distance. Entre deux coups de gueule.

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Silhouette affinée, vêtu de noir, Stéphane Pauwels tient la forme en ce début juin à RTL House. Tout fiérot des succès de ses émissions. Tant les soirées Champions League que Les Orages de la vie. Mais aussi sa nouvelle Web-TV Carrément Steph! et son talk radio100 % Steph. Pourtant, l'année écoulée est loin d'avoir été rose, émaillée d'un Café Brazil amer, d'une polémique Maton, de régulières prises de bec dont il a le secret, mais surtout d'un infarctus en février. L'animateur a pris le signal d'alarme très au sérieux mais sans que ça n'entame vraiment sa boulimie de travail. Le pépin de santé a toutefois amené Stéphane Pauwels à davantage relativiser. Avec ironie. Mais "coup de gueule Steph" n'est jamais loin.  

Quels seraient les trois mots que tu choisirais pour qualifier ces douze derniers mois?

Stéphane Pauwels – Plaisir. Notamment à faire Les orages de la vie. Nouveauté. Avec ma Web-TV Carrément Steph! mais aussi ma prise en charge de la Champions League. Réussite. Les audiences des Orages cartonnent. La spéciale Heysel a fait 540.000 téléspectateurs et en fin de Champions League on a flirté avec des audiences de 400.000. Un record sur RTL. Et sur Bel RTL, mon émission radio dominicale 100 % Steph est devenue leader dans ce créneau: on est passé de 5 à 9,7 % de part de marché. Je bosse comme un fou. Et avec enthousiasme.

Ta montée en puissance au sein du service sport de RTL n’a pourtant pas été simple…

S.P. – C’est vrai. Ça n’a pas toujours été le grand collectif affectif (rire). Je débarquais de la RTBF, les anciens étaient bien en place, et on me regardait de travers. C'est humain. Aujourd'hui, on est plus devenus une bande de potes avec des projets.

Revenons d'abord à juin 2014 et l'expérience du talk Café Brazil. Un café qui t'a laissé un goût amer?

S.P. – Pas du tout. C'était la volonté de ma direction de contrer le JT de la RTBF avec ce talk. On a fait jusqu'à 200.000 téléspectateurs. Sans images de la Coupe du monde, sans rien. J'étais conscient de la difficulté et je savais que j'allais me faire allumer, flinguer. J’étais un exécutant avec l'objectif de gêner le concurrent. Mission accomplie, malgré les critiques sur l’émission elle-même. Mais je m'en tape… Quant au contenu de l’émission, je n’ai choisi aucun des chroniqueurs. On m'a dit: on te mettra untel, untel… J'en ai adoré certains, d’autres n'y avaient pas leur place. Si cela n’avait tenu qu'à moi, je n'aurais mis que des footeux: Baseggio, Herpoel, etc.

L'échec de l'émission en termes d’image n'a-t-il pas compromis toute idée de talk construit autour de toi?

S.P. – Joker! Je garde mes envies de faire un jour un talk football en télé dans un format populaire et drôle.

La suite de l'interview dans le Moustique du 10 juin 2015

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