Nouvelles murailles: les projets fous des Chinois

Un mur d’arbres pour lutter contre le réchauffement climatique, un autre de sable pour tenir l'ennemi à l’écart… En Chine, la grande Muraille ne sera bientôt plus la seule.

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Quand l’Empire du milieu décide d’attaquer le mal à la racine, il ne fait pas dans la demi-mesure. En témoigne ce projet fou de « grande muraille verte » entre le nord et le nord-ouest du pays. Le plus grand chantier écologique de tous les temps! Pour contrer l’avancée du désert de Gobi et lutter contre le réchauffement climatique, la Chine a donc décidé d’installer un gigantesque cordon sanitaire végétal en plantant des millions d’arbres sur près de 4.500 km de long. Il faut dire qu’il y a péril en la demeure: chaque année, les zones arides du Gobi supplantent 3600 km² de prairies chinoise. Alors le plus gros pollueur de la planète multiplie les initiatives vertes. Au point de pouvoir rapidement nous donner des leçons? Selon l’administration chinoise, pas moins de 13 millions d’hectares de forêt auraient ainsi été plantés depuis 2008. Avec la repousse sur les terres agricoles russes, cette croissance végétale aurait même permis de compenser de 85 % les pertes en carbone de la biomasse dues à la déforestation.

Pékin marche sur l’eau

Quoi qu’il en soit, la Grande Muraille devait visiblement se sentir bien seule puisque la Chine n’en construit pas une mais deux supplémentaires. Et la seconde fait clairement moins l’unanimité… Il faut dire que Pékin s’attelle à la construction d’une gigantesque muraille de sable dans les eaux très contestées de la mer de Chine. Histoire d’asseoir sa légitimité territoriale face au Vietnam, aux Philippines, à la Malaisie, au sultanat de Brunei ou à Taïwan. Des pays qui revendiquent, eux aussi, une part du gâteau sur ce secteur potentiellement riche en hydrocarbures. A coups de bulldozers et de dragueurs de sable, l’Empire du milieu bâtit donc de véritables polders sur des récifs coralliens. Un affront pour les nations précitées mais aussi pour les environnementalistes de tous bords. Face aux sirènes de l’écologie, la Chine a donc une oreille bien sélective.  

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