Eden Hazard: “Quand tu défends, t’as pas le ballon. Moi, je préfère l’avoir”

Champion et joueur de l'année en Angleterre, casseur de reins dans les défenses, chouchou du terrible coach Mourinho... Mais aussi papa gâteau. Le Diable Rouge que même le paradis nous envie nous reçoit dans son eden londonien.

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Il est dorloté par, couvert de louanges par Zinédine Zidane, intouchable à Chelsea comme en sélection nationale. Tout baigne pour Eden Hazard, lui qui a quitté ses parents footballeurs, sa fratrie et sa Belgique natale très jeune pour rejoindre Lille. À 24 ans, le numéro 10 des Diables Rouges nous reçoit à l’ombre d’un arbre autour d’une table en teck dans les jardins d’un bel hôtel de la campagne londonienne, à proximité du centre d’entraînement de Chelsea. En short, souriant, le teint légèrement hâlé et une grosse montre au poignet, Eden Hazard est détendu. Et il a de quoi, lui qui s'apprête à ce moment à être sacré champion de Premier League et à recevoir le prix du joueur de l'année 2015 en Angleterre. Avant de s'attaquer à l'équipe de France en amical, le 7 juin, puis d'aller défier le Pays de Galles dans le match au sommet des qualifications pour l'Euro 2016, cinq jours plus tard.

Il y a un an, après l’élimination en demi-finales de ligue des champions contre l’Atlético Madrid, tu avais dit que Chelsea n’était pas fait pour jouer au football. Ils étaient faits pour jouer à quoi, alors?

Eden Hazard – Aux cartes, je ne sais pas, mais à autre chose (rires)! J’étais déçu, on avait perdu, c’était une demi-finale de ligue des champions donc tu dis des phrases après le match sans trop calculer. Sur ce match, en tout cas, on était à domicile, c’était à nous de prendre le jeu. Au final, c’est l’Atlético qui l’a fait et qui a gagné. Ils ont mis une tactique en place et ils nous ont bien eus, chapeau à eux.

En début d’année, tu déclarais "quand je joue bien, Chelsea joue bien"…

E.H. – C’est vrai. C’est à moi de faire la différence, d’apporter de l’efficacité, de créer du mouvement, des espaces, marquer des buts, faire des passes décisives pour gagner des matchs.

Donc tu réclames le ballon…

Je ne le réclame pas, on me le donne! Mes coéquipiers savent quand ils doivent me le donner.

La suite de la rencontre dans le Moustique du 3 juin 2015

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