Combien de morts (ou d’euros) à Waterloo?

Bilan des reconstitutions de ce week-end. Une certitude: ce sont encore les Français qui ont perdu.

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Cela avait commencé comme une débâcle. Pas encore celle de Napoléon – on était vendredi soir et l’empereur comptait bien l’emporter grâce à la charge du maréchal Ney – mais bien celle des organisateurs. Champ de bataille trop vaste (ou nombre de figurants trop limité), fumée omniprésente plongeant la plaine dans le brouillard, commentaire anglophone sur off après vingt minutes de show… Mais le clou du (cercueil du) spectacle était sans conteste le commentateur français. Visiblement éméché, ou alors très fatigué, ce Breton mangeait ses mots, bafouillant, réinventant même l’histoire: "Et voici les troupes grecques"! Le bicentenaire allait-il partir en sucette?

Heureusement, le lendemain, la production corrigeait le tir. Meilleure mise en place des troupes, quotas de poudre à canon revus à la baisse, commentateur viré et remplacé par le comédien Thierry de Coster. Le pro de l’impro redonnant à cette reconstitution ses lettres de noblesse. Oui, samedi soir à Waterloo, c’était impérial.

Les organisateurs tirent d’ailleurs un bilan positif de ces quatre jours de bicentenaire. En termes de mobilité, excepté les interminables et inévitables files à la sortie, de sécurité mais aussi de business. Ils confirment ainsi avoir accueilli près de 200.000 visiteurs dont 30 à 40 % d'étrangers de plus de 70 nationalités. En comptant une moyenne de 250 euros de dépenses globales par jour et par personne, les organisateurs évaluent les retombées à plus de 20 millions d'euros.    

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