Quand les animaux dépistent le cancer

Incroyable: certains animaux ont l'odorat si fin qu'ils peuvent déceler dans nos urines ou dans notre haleine l'odeur des maladies.

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Chiens dépisteurs de cancers

On connaissait les chiens pisteurs. Désormais, il y a des chiens dépisteurs… de cancers notamment. Avec leur odorat dix fois plus puissant que celui de l’homme, ils peuvent repérer des maladies dans les urines, la sueur ou l’haleine. Comme ce chien, évoqué dans un article du British Medical Journal en 2013, qui insistait tant pour lécher une lésion derrière l’oreille de sa maîtresse que celle-ci a fini par consulter. Verdict: un mélanome malin. En France, un berger malinois entraîné par l’armée a repéré des cancers de la prostate dans des échantillons d’urine avec une fiabilité de 98 %! Une solution miracle? Non, car ce genre d’entraînement est long et difficile. L’idée est donc plutôt d’utiliser les chiens pour identifier l’odeur de certaines maladies et programmer des machines, des nez artificiels ultra-sensibles, capables de la reconnaître.

Les rats et la tuberculose

Dans plusieurs pays africains, des rats sont utilisés pour dépister la tuberculose sur base de crachats humains. Cette méthode a été inventée par l’ONG belge Apopo, qui formait déjà des rats à désamorcer des mines terrestres. Un laborantin peut examiner en moyenne 40 échantillons par jour au microscope. Le rat se charge du même travail en dix minutes et serait plus fiable.

Les abeilles et le diabète

Leur odorat est, lui, 100 fois plus sensible que le nôtre! C’est ce qui a poussé la Portugaise Susanna Soares (http://www.susanasoares.com/index.php?id=52) à les entraîner (en 10 minutes seulement, grâce au réflexe de Pavlov et à un peu d’eau sucrée) à reconnaître l’odeur spécifique de maladies telles que le diabète, la tuberculose et le cancer des poumons, de la peau et du pancréas. En pratique: un patient souffle dans une sorte de bulle en verre avec deux compartiments, un plus extérieur et l’autre plus proche de la bouche. Si son haleine présente l’odeur de la maladie, les abeilles se précipiteront (en espérant obtenir de l’eau sucrée) là où la personne vient de souffler. Ultra économique et simple d’utilisation, ce test, fiable de 90 à 98 %, pourrait être utilisé dans les pays en développement.

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