Sean passe à l’action

L’acteur américain sort les biceps pour ce film d’action sur fond d’aide humanitaire.

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Congo, 2006. Chargé de la protection d’une ONG en pleine guerre civile, Jim Terrier (Sean Penn) accepte en parallèle une sale mission pour une organisation véreuse (l’Opération « Calvary » qui vise l’assassinat d’un ministre). Huit ans plus tard, alors qu’il s’est reconverti en courageux creuseur de puits, Terrier va devoir affronter son passé. Et ses regrets. Cogneur et abîmé, Sean Penn étonne dans ce rôle d’action, adapté d’un polar pulp de Jean-Patrick Manchette, auteur français culte des années 80 (La position du tireur couché). Réalisé par le Français Pierre Morel, auteur de l’honorable Taken avec Liam Neeson, Gunman se regarde comme un film de genre tout à fait réglo (avec incontournables scènes de fusillade dans une maison barricadée, traîtres inattendus et final impressionnant dans une corrida de Barcelone). Toute la question est de savoir si Sean Penn est soluble dans un polar d’action.

54 ans (mais qui cherche à en paraître dix de moins), biceps saillants et torse musclé sur son surf, l’acteur qui nous a plutôt habitués aux drames torturés a tenté d’imprimer sa marque au scénario (l’humanitaire, la scène de sniffage d’ammoniac). Le résultat ? Un film efficace mais qui manque parfois d’humour (par rapport à d’autres films d’action avec des « vétérans », de Taken à Expendables). A noter aussi la présence d’excellents seconds rôles (Javier Bardem qui fait très bien le méchant psychotique depuis James Bond, Idris Elba qu’on avait aimé en Mandela). Bon pour un samedi soir d’été seulement. Mais quand on aime Sean Penn, ça ne peut pas faire de mal.

Réalisé par Pierre Morel. Avec Sean Penn, Jasmine Trinca, Javier Bardem – 117’.

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