World Invasion: Battle Los Angeles

Cette histoire d’un bataillon de soldats américains dont la mission est de défendre les habitants de Los Angeles, dernière ville du monde à ne pas encore avoir été colonisée par des hordes d’extraterrestres, manque de souffle et de spectaculaire.

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On attendait des effets spéciaux dignes de Transformers, nous assistons à un spectacle même pas digne du premier Star Wars qui date d’il y a 34 ans. Et, tandis que l’on espérait une belle saga humaine genre "Le soldat Ryan à la Guerre des mondes", nous sommes quittes pour un film de guerre tiédasse. À la mise en place hyperclassique (le soldat à l’aube de la pension qui part pour une dernière mission, celui qui laisse sa femme enceinte à la maison) ne suscitant aucune sympathie vis-à-vis des personnages.

Un film miné par un ton tellement américanisé qu’il en devient caricatural, genre Dieu, la famille, le surf et les accolades viriles. Cette superproduction qui n’a de "super" que le nom réussit même à décontenancer le pourtant excellent Aaron Eckhart, tellement pas dirigé qu’il se demande visiblement ce qu’il est venu faire dans cette galère. D’habitude, les films ratés suscitent deux réactions: soit on s’en fout, soit on en rigole. Ici, Battle Los Angeles inspire carrément le pire mal qui puisse vous prendre au cinéma: l’ennui. – F.V.

Réalisé par Jonathan Liebesman (2010). Avec Aaron Eckhart, Michelle Rodriguez, Ramon Rodriguez – 116’.

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