On a vu Leonard Cohen à Anvers

Ce dimanche soir, Leonard Cohen était à Anvers, avant de s'arrêter dimanche prochain pour un ultime round de sa tournée mondiale en Belgique, à Forest national. Et ce ne fut que du bonheur.

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Enfin presque. Seul bémol: cette salle du Flanders Expo est très bien pour les matchs de basket, mais ce n’est absolument pas une salle de concerts. Ajoutez à cela un service d’ordre digne des actuelles manifestations en Turquie…

Il faut rester assis, ne pas bouger, ne pas occuper les places d’une rangée vide. Rien. Rester à son numéro avec un cerbère qui veille… Il y a de quoi gâcher une fête. Mais pas celle de Leonard Cohen. Car, approchant les quatre-vingt balais, le Field Commander Cohen a une fois de plus donné un spectacle inoubliable.

Près de trois heures trente de show. Les petits jeunes blasés après trois années de carrière devraient aller chez lui prendre quelques cours. Car Cohen a la grâce et l’entrain de ses vingt ans. Le sourire large, il aime ça. Profondément. "Je ne sais pas quand et si nous nous reverrons dit-il après quelques minutes. Mais je peux vous promettre une chose. Ce soir, mes musiciens et moi-même allons vous donner tout ce que nous avons dans le ventre."

Et c’est donc parti pour plus de trois heures. Qui alterneront entre les nouvelles chansons de son dernier album Old Ideas. Et l’intégralité de ses tubes de toujours: Bird on a wire, Hallelujah, Everybody Knows, The Partisan, Famous Blue Raincoart, So Long Marianne, I’m Your Man, Dance me to the end of love, Take This Waltz.

Et tant d’autres encore. Les musiciens sont sublimes (comme les choristes d’ailleurs). Et Cohen est là. Vraiment là. Avec son costume impeccable, son chapeau, son beau sourire. Et cette voix de plus en plus caverneuse. Chapeau Monsieur. Après vous avoir vu à Gand l’an dernier, vous restez à jamais, je pense, mon plus beau concert…

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