The Voice: le débriefing du troisième live

L'étau se resserre pour les candidats de The Voice à l'issue de ce troisième Live. Malheureusement pour Luc et Caroline Gonda, l'aventure se termine ce soir.

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On commençait tout doucement à s'ennuyer le mardi soir devant des lives un peu mollassons. Il aura fallu attendre leur troisième semaine pour que la bête du direct se réveille enfin. Mêlant qualité à quelques déceptions, l'émission s'est illustrée d'une pêche généralisée : le show était au rendez-vous sur le plateau de The Voice! La présence de Christophe Willem, plus adapté au télé-crochet que Maurane, et d'un jury très en forme, parfois même un peu acerbe (du jamais vu), a eu le don d'attirer notre attention. Aucun décrochage à l'arrivée.

L'émission commence fort sur la prestation de Luc, qui, lancé dans une version réarrangée de « Zombie » des Cranberries, a soudain eu l'envie d'improviser un rap potache aux paroles dignes de Jordy, période « Dur dur d'être un bébé ». Mais passons, il sera éliminé. Pour relever le niveau, on peut compter sur Julie. Egale à elle-même, la demoiselle nous livre une version du « Stop » de Sam Brown (quasi) sans fausses notes. Suit l'hypnotisante Megan habillée d'une robe de gala à faire pâlir Angelina Jolie. Grâce à sa reprise d'Elton John, la candidate donne à ses détracteurs l'occasion de se taire: chanter, elle sait faire. Léonie par contre semble à côté de ses pompes. Elle parvient pourtant à tirer quelques larmes au showman Quentin Mosimann. Parfois, la situation nous échappe. Exemple avec la venue très italienne de Tiziano Ferro (qui?) accompagné de Renato et de Roberto. On vous rassure, vous n'aviez pas zappé sur la RAI, ça a bel et bien eu lieu.

Enfin, terminons sur l'argument qui a clairement participé à lier la sauce des lives, jusqu'ici peu homogène: les prestations de B.J. Scott et de Quentin Mosimann. La première s'est mis tout le monde en poche grâce à une ambiance Woodstock délivrée d'une main de maître à l'aide de sa dream-team. Le second ne s'est certainement pas illustré d'une prouesse vocale, mais aura eu le don de mettre le feu au plateau le temps d'un medley-boîte de nuit chorégraphié très adapté au public. Le tout accumulant un pic de 300 tweets/minute. Une bonne façon pour les coachs de justifier leur statut.

Voice +

  • La participation active des Coachs, endormis ces dernières semaines. Mention spéciale à Greg et Senso, qui pour une fois n'ont pas mâché leurs mots.
  • Le stylisme s'est nettement amélioré… Excepté pour Quentin Mosimann.
  • Maureen Louys semble enfin se lâcher et s'affirme (presque) dans son rôle de « leadeuse ».
  • Les capsules off présentant l'effervescence autour des Talents en dehors du plateau. (C'est notre côté voyeur qui parle…)

Voice –

  • La trop courte durée des morceaux des Talents. On a envie d'en voir plus! Aussitôt passés, presque oubliés.
  • La sauce italienne… Et les larsens!
  • Adrien Devyver et sa présentation vacillante, ponctuée de « et c'est ce qu'on aime dans The Voice »

C'est dit : « Heureusement que Dick Rivers est là » Quentin Mosimann en parlant de Lio

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