The Voice Belgique – ZE Top 3 of Sébastien Ministru des blinds number 2

Chaque semaine, Sébastien Ministru, notre rédacteur en chef adjoint, chroniqueur sur Pure FM et addict assumé à The Voice, nous livre son top 3 de la soirée. Retour sur la seconde émission de The Voice Belgique 2015. 487.911 téléspectateurs ont regardé les prestations mitigées des candidats et du jury. Quasiment 40.000 de moins que la première.

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#SAMUEL

Ce n’est pas parce qu’on travaille dans les pompes funèbres qu’on doit chanter la messe. La preuve par Samuel (croque mort donc) qui a livré une petite leçon groovy comme ça, en passant avec l’air de dire « Si ça peut faire plaisir ». Avec son allure à la Hucklebbery Finn (il ne lui manque plus qu’une petite canne à pêche ou une épuisette) et son look «garçon du bord du lac », ce Samuel possède ce qu’on appelle des facilités. Une aisance, un sourire et un timbre de voix qui envoie les bonnes ondes. Comble du bon goût, il a oublié de chanter ce que son père lui a inculqué – pauvre enfant – durant sa jeunesse (le hard rock et le heavy metal) pour se contenter d’une version on ne peut plus souriante de « No Diggity » de Ed Sheeran. Comme quoi, la résilience – ça marche.

#NATHALIE

Une silhouette entre la chanteuse country-folk des années 70 et Sissy Spacek (jeune, quand même…) avec un peu de Sheryl Crow, cette fille a fait mentir la mauvaise réputation des chanteuses de karaoké (ce qu’elle est). Dans un exercice vocal totalement sous contrôle, elle a envoyé « Sunrise » de Norah Jones avec une justesse galvanisante. Quand on l’écoute, on voit les montagnes, les motels de bord de route, les Mac Do et même les chevaux qui galopent… On ne sait pas si Nathalie peut faire dans autre chose que dans le « Brokeback Mountain » et le folklore légèrement western, mais c’est vrai qu’on aurait envie de l’entendre chanter tout le répertoire d’ Emmylou Harris et Loretta Lynn. En revanche, on redoute le passage à la case Beyoncé…  

#3 VALENTINE

Cette gamine a commis une audition parfaite, mais elle sera victime d’un accident industriel. Parfaite par rapport aux hésitations tord-boyaux d’autres candidats – buzzés – dont nous tairons les noms par charité humaine (car nous croyons en la charité humaine – on est chez The Voice, on n’est pas chez Hanouna). A 17 ans, débarquer avec un morceau de Iron & Wine – « Flightless Bird American Mouth » – et n’en faire qu’une bouchée… Assumer le truc avec des montées dangereuses complètement réussies… Donner un moment de pur grâce… Tout ça pour se voir refuser l’entrée dans le jeu… Zéro buzz ? Il faut arrêter les enregistrements des blinds en début d’après-midi, après le repas de mdi, ça donne des lourdeurs et les coachs piquent du nez.  Croyez-nous, Valentine, ce que vous avez fait, c’est plus que très joli. Et comme on dit entre nous: « Les grands, ils comprennent rien ».  

#BONUS : LES CRIS DES COPINES DE MAÏTE

On n’avait plus entendu crier ainsi depuis Claude François à Forest National (en 1974, c’est dire). Elles étaient quatre et elles ont mis un point d’honneur à surligner chaque buzz de leur copine Maïté de longs cris stridents qui font honneur à la culture girlie. Chaque buzz, et comme elle en a eu quatre, le boucan était digne de l’émeute chez H&M lors de la Journée internationale des déficiences auditives.     

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