The Voice Belgique: rencontre avec cinq candidats

Un concept génial, une production pop et top, des candidats en or... Rencontre avec cinq d'entre eux.

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Tout le monde se retourne sur The Voice! Le nouveau divertissement de la RTBF est le télécrochet qu’on attendait.

Lubiana, la force tranquille

Lubiana Kepaou

18 ans – Team Joshua

Étudiante au Conservatoire de Louvain, option chant

Elle a été la première à vraiment scotcher jury et public. Pas par hasard. "Dans la famille, on était obligé de savoir jouer d'un instrument (rire)? Depuis toute petite, je suis des cours de solfège et de piano. Une vraie corvée. Puis, j'ai commencé le saxophone et la guitare. Là, j'ai enfin appris ce qu'était le partage. J'emmenais ma guitare partout pour chanter avec des amis. Au fil du temps, j'ai commencé à être en recherche constante de nouvelles influences musicales. Ça m'a vraiment forgé une personnalité vocale. Cela m'aide tous les jours dans ma carrière. Par exemple, pour mon Blind, j'ai longtemps hésité à chanter Ain't No Sunshine. Ce morceau a déjà été tellement revisité! Pour rendre ma version intéressante, j'ai demandé aux musiciens de ralentir le tempo. Par contre, je ne m'attendais pas du tout à ce que tous les coachs se retournent. Je suis ravie d'avoir choisi Joshua, ils sont très humains! C'est comme des grands frères. On a des nouvelles par SMS, par mail, le contact ne se limite pas qu'à l'émission.

Franchement, je n'aurais jamais imaginé que l'émission ait autant de succès, je pensais qu'elle allait faire un flop, comme la Star Ac' belge. La seule chose compliquée avec The Voice, c'est de concilier études et émission. J'ai eu du mal à me concentrer pour mes examens, je pense tout le temps à autre chose. Mon but est de me consacrer à l'émission, de me faire remarquer."

Roberto, il divo

Roberto Bellarosa

17 ans – Team Quentin Mosimann

Etudiant en secondaires


Pop et touchant, Roberto a fait mentir les apparences et mis tout le monde d'accord sur un titre de James Morrison. "Petit, j'ai commencé le foot par tradition familiale, mais j'étais super-nul. Je préférais chanter sous la douche! A 9 ans, j'ai demandé à mes parents de m'inscrire au Conservatoire de Huy. Dès mon premier cours, ma prof s'est empressée de dire à mes parents que j'avais vraiment quelque chose de spécial dans la voix. Je n'ai pas arrêté les cours de chant. Quand on m'a parlé de The Voice, je me suis inscrit tout de suite, sans demander l'autorisation de mes parents. Heureusement, ils m'ont donné leur accord quand j'ai été sélectionné. Ensuite, il y a eu les Blinds, un moment fort! Les coachs se sont retournés les uns à la suite des autres, c'était magique. Depuis, j'ai plein de fans sur Facebook. Et à l'école, ça n'arrête plus. C'est dingue, les réactions sont géniales, je ne pouvais pas espérer mieux. Tout le monde est positif, même sur le choix de mon coach. Je voulais que Quentin me buzze car j'ai suivi son parcours depuis la Star Ac'. C'est quelqu'un de très gentil, très simple, très présent. Il travaille super bien, il s'y connaît, c'est clair! On a aussi un coach mental, Jay Style, un type exceptionnel qui gère notre stress. Je veux vivre de la musique. The Voice, c'est un tremplin exceptionnel."

Maïkel, le bel ange

Maïkel Chauveau

17 ans – Team B.J. Scott

Etudiant en secondaires

Beau gosse à la voix d'ange et fan de M. Pokora, Maïkel a laissé B.J. Scott sans voix grâce à un céleste Hallelujah.
"Mon père avait entendu parler de The Voice à la télé. Il m'a dit d'aller m'inscrire. Le truc, c'est qu'il fallait d'abord faire quelques essais et puis poster la vidéo finale qu'on ne peut plus modifier. Je n'avais pas bien compris le système, donc j'ai posté ma vidéo directement, sans m'entraîner. Heureusement, j'ai quand même été convoqué à la RTBF, à Bruxelles, pour passer les présélections devant un jury composé du président de Sony et d'autres professionnels. Je suis rentré chez moi sans savoir si ça avait plu. J'étais sûr que c'était fini. Une semaine après, soulagement, un mail m'informait que j'étais sélectionné pour les Blinds. Si on m'avait dit que B.J. Scott allait me buzzer après 7 secondes, je me serais marré! J'ai chanté Hallelujah alors que je ne pratique pas du tout l'anglais et que je n'avais jamais interprété cette chanson. Un vrai défi. Même ma mère n'y croyait pas. Elle avait dit à mon frère que vu le niveau des talents, je pouvais oublier. À la base, je voulais choisir Quentin Mossimann, ou peut-être Lio, mais finalement ils ne se sont pas retournés. Tant mieux! Je me suis rendu compte que B.J. Scott était faite pour moi."

Julie, la disco queen

Julie Compagnon

28 ans – Team B.J. Scott

Enseignante et chanteuse

Une prestation pêchue, une voix singulière, la révélation semble être née dans la musique. Et pourtant…
"Il est faux de dire que j'ai un solide bagage musical. Je n'ai jamais pris de cours de chant, par exemple. Je n'ai commencé à faire de la musique à un niveau "pro" que depuis mars de l'année dernière. Avant j'étais prof. En mars, j'ai monté mon groupe et de fil en aiguille, j'ai passé des auditions, notamment pour la comédie musicale Hairspray où j'ai été sélectionnée. Mon parcours est très récent mais déjà bien rempli. Chanter est ma passion, j'ai toujours été baignée dans la musique sans jamais penser en faire ma carrière. C'est arrivé par hasard.
Tout comme The Voice, en fait. Je connaissais Nico (Nicolas Dorian, coach vocal des candidats de l'émission – NDLR). Il m'a contactée pour que je passe les auditions. J'étais motivée, mais sans vraiment y croire. Plus jeune, j'avais connu quelques désillusions avec ce genre de télécrochet. Notamment lors d'un casting de La Nouvelle Star, du temps d'Amel Bent. J'en suis revenue dégoûtée. Le concept est très formaté! J'ai été assez loin dans l'émission, mais j'ai dû quitter l'aventure juste avant le prime. Ça donne un sacré coup au moral. Après, je suis carrément passée à autre chose, j'ai fait en sorte d'oublier la chanson. Pour y revenir maintenant!"

Mathieu, le rossignol lyrique

Mathieu Duchêne

23 ans – Team Joshua

Chanteur et prof de chant

Il est la révélation classique. C'était risqué, mais ça a payé! "Pour les Blinds, on devait choisir une chanson dans une liste de 300 titres. Caruso était le seul titre lyrique du lot. Comme j'ai une formation lyrique de chant classique, je voulais mettre ça en évidence. C'était un choix risqué, mais je voulais le prendre. J'aurais eu moins de plaisir à chanter un titre de variété, mais surtout à être sélectionné grâce à un titre de variété. Mon but était justement de me démarquer et de rendre à la musique lyrique son cachet populaire. C'était une belle manière de le faire. Joshua a pris un risque énorme en me sélectionnant. Ils me l'ont dit. Vocalement ça ne doit pas être évident pour eux de me coacher, même s'ils ont une foule de choses à m'apprendre. D'ailleurs, j'ai été très étonné que ce soit Greg et Senso qui se retournent, c'était les deux seuls auxquels je ne m'attendais pas. Finalement, l'exercice est intéressant parce que nous venons de deux univers complètement différents. Ils peuvent m'apporter tout ce que je ne connais pas, leur côté un peu pop-rock, plus actuel et plus moderne. Ils m'ont également coaché au niveau du style, de la manière de chanter, mais aussi d'interpréter les textes et de ressentir les choses. La totale!"

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