The Voice Belgique – Les premiers duels

Alors que les audiences chutent fortement et passent sous la barre des 400.000 téléspectateurs, notre "spécialiste" The Voice a regardé et livre son top 3 pour ces premiers duels de la saison 4 de The Voice Belgique. 

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1. Nathalie Darimont

Cette jeune fille dont on a déjà tout le bien qu'elle nous inspire – à commencer par une réminiscence d'ado boutonneux sur le fantasme de Carly Simon, première période (mais ça, c'est personnel. Quoi? Vous aussi? Super, on sera deux!) – s'est présentée au duel quasiment en sifflotant du Walt Disney. Duel – encombré – qui l'opposait à Coline et au duo Mathieu/Sophie et qu'elle a remporté les mains dans les poches, en imposant une facilité et une maturité sur une chanson – Teenage Dream de Katty Perry – qu'on n'avait pas du tout envie de la voir chanter. De Nathalie, on a envie de moments au coin du feu, d'ambiance workshop poterie, d'atmosphère "lits jumeaux bretons", de randonnées à cheval au pied du Grand Canyon (mais bon, là – je pousse, ça va faire cher en notes de frais) et de chansons folks simples comme un jouet taillé dans un morceau de bois. Des chansons murmurées de sa diction parfaite, avec l'amour de la chose bien faite et la douceur d'une fille qui n'est pourtant pas prête à céder sa place. Nathalie transforme l'essai de son blind (pour rappel, quatre buzz bien envoyés à la face des chirurgiens qui venaient de lui remettre sa jambe en place) et on espère de jolies choses (comme on dit chez les adeptes de la pensée "cupcakes") aux lives.

2 Felicia Mukendi

Malgré une interprétation un peu timide (alors qu'elle est capable de tout bouffer sur son passage), Felicia reste, à ce jour – l'une de mes candidates de coeur. Elle me touche énormément avec sa dégaine mi Nina Simone mi Cesaria Evora et cette voix d'une chaleur incroyable, qui avance en faisant s'ouvrir la mer et pleurer les pâquerettes. Une fois de plus, sa performance – loin d'être indigne – n'était pas au niveau qu'elle est censée atteindre, mais la mettre en danger en ne la choisissant pas ou l'éliminer aurait été un vrai moment de disgrâce dans une saison qui manque cruellement de personnalités et de charisme. On serait injuste si on ne mentionnait pas – en face de Felicia – la prestation de Mike – sur le classique I Can't Stand The Rain (qu'aucun des deux ne devaient ni connaître, ni adorer) – qui lui a valu trois buzz des trois coachs intéressés par ce qu'il a en magasin. C'est Stanislas qui parviendra à le convaincre de rejoindre son équipe.

3. Antoine Decocq

Ah, mon Antoine! Qu'est-ce que j'aime ce garçon! Il a ce petit truc de folie et de naïveté – style "Je viens du village des Schtroumpfs et j'aime ça" – qui me plait beaucoup. Sans parler de sa science vocale naissante, mais déjà ambitieuse qui le place, quelque part, entre le petit Caruso de la variété et le premier de classe en déclamation. Opposé à Ousmane, qui franchement méritait aussi de franchir la ligne d'arrivée en vainqueur, Antoine a butiné sur toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, se transformant en distributeur automatique de sentiments. Sa performance sur le tube de Keane, conjuguée à celle de son petit camarade Ousmane (bravo à toi – sincère), a fait muter Chimène Badi en fontaine sur la place du village. Des larmes de coach (c'est toujours beau des larmes de coach!) qui lui ont valu cette remarque de Mamma mia (BJ, quoi): "Mais chérie, ils ne vont pas mourir". Ce qui donnait à la scène un peu côté Absolutely Fabulous pas désagréable.   

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