Vendredi mitigé pour les Nuits Botanique

Alors que les quatre salles du Botanique affichent quasi sold-out, s'entame un véritable marathon pour ne rien manquer de la soirée.

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Au programme s'enchaînent King Krule à la Rotonde, Ewert and The Two Dragons et Revolver à l'Orangerie mais aussi Stereo Grand et Absynthe Minded au Chapiteau. Ca va être sport.

En guise d'intro, on commence par se faufiler dans une Orangerie pleine à craquer où jouent les Estoniens (oui, ils font aussi de la musique) de Ewert and the Two Dragons. Pop fraîche et harmonies lumineuses au rendez-vous pour une diffusion de bonne humeur instantanée: le public affiche une mine ravie tout du long grâce à la voix claire du barbu Ewert Sadja, des riffs de guitares enjoués et des carillons distillés par ci, par là.

There's Only Love, qu'ils disent, quand on bifurque vers la sortie à contre-coeur pour se rendre à Stereo Grand. Pas juste.

Le Chapiteau, lui aussi, est rempli jusqu'aux entrées. Les places sont rares en cette fin de concert des cinq membres belgo-écossais de Stereo Grand. Pourtant, ce n'est pas la claque.

Les mélodies s'enchainent sur l'électro-rock qui signe leurs succès, et si le moment est agréable quand résonnent Get You Down ou leur single Yeah Yeah diffusé en fresh sur Pure Fm, on se lasse rapidement. Divertissant, mais on aurait dû rester plus longtemps à l'Orangerie.

Parfaitement calibrée pour les ondes FM, la musique d'Absynthe Minded fait toujours autant plaisir à entendre. Entrés sous d'éblouissants spots au nombre des membres du groupe, Bert Ostyn et ses potes s'amusent à construire une pop chaleureuse sous les yeux ébahis de leurs nombreuses admiratrices.

De Picture In The Frame à leur tube Enough en passant par Multiple Choice, sans jamais faire baisser le niveau, ces jeunes gantois -qui fêtent pourtant déjà leurs dix ans d'existence- peuvent se targuer d'avoir établi une recette très, très efficace! Il est temps de se diriger vers l'Orangerie.

Malheureusement, la sauce ne prend pas. La formation française de Revolver a beau afficher une très bonne (et belle) gueule, elle ne réussit pas à emballer suffisamment la salle, qui se vide au fil des morceaux.

Seuls quelques sursauts, dont le joli My Lady I, un inédit de leurs deux albums « Music For A While » et « Let Go » et la formule acoustique réduite à trois membres au lieu des cinq, permet de ne pas trop s'ennuyer. Finalement, en plus d'avoir raté King Krule faute de temps, le bilan de ce vendredi soir s'affiche en demi-teinte. Rien ne sert de courir… M.F.

Photos: Gitte Hoefkens – www.indiestyle.be

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