Vallanzasca: L’ange du mal

Michele Domingo n’a jamais caché son attirance pour les personnages borderline dans une Italie corrompue. Avec Vallanzasca, il refait le coup de Romanzo criminale qui infiltrait une bande de criminels se connaissant depuis l’enfance.

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Il veut même plus: offrir la réponse italienne à l’intense diptyque du Français Richet sur Mesrine. Et cette impression d’entendre à travers son film "Nous aussi, on a eu un grand truand charismatique en Italie" finit par déranger.

D’autant qu’à l’inverse de Richet, il use d’un maximum de moyens cinématographiques (ralentis, gros plans, poses quasi christiques) pour auréoler son gangster, qui n’est pas et n’a jamais été un ange. Mais cette glorification du truand (comme son modèle Tony Montana) ne fonctionne pas, Domingo restant à la surface de son personnage. La réussite du film est ailleurs. Dans sa bonne reconstitution de l’Italie des années de plomb et les scènes très réalistes de braquages. Mais surtout dans la gueule d’enfer de Kim Rossi Stuart qui crève littéralement l'écran.

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Vallanzasca: L'ange du mal
Réalisé par Michele Domingo (2010). Avec Kim Rossi Stuart, Filippo Timi, Moritz Bleibtreu – 111’.

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