Un jour/un destin: Bernard Tapie

La question posée par Laurent Delahousse est claire: comment donc Bernard Tapie fait-il pour courir depuis tant d'années, se prendre des gamelles à gogo et se relever à tous les coups? Son passage chez Adidas ne peut pas tout expliquer.

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La question posée par Laurent Delahousse est claire: comment donc Bernard Tapie fait-il pour courir depuis tant d’années, se prendre des gamelles à gogo et se relever à tous les coups? Son passage chez Adidas ne peut pas tout expliquer.

Au mieux, ce grand sportif des affaires y a appris que le jogging financier était une épreuve bourrée d’embûches et qu’il fallait suer pour la gagner. Mais disons qu’il avait compris cela assez vite: ce fils d’ouvrier et d’infirmière, après avoir grandi dans les quartiers populaires du Bourget, a pris sa vie par les cornes dès son service militaire. En devenant sous-officier, il a constaté que les barrières sociales pouvaient s’effacer, peu importe d’où l’on vient. Alors il s’est mis à courir, à sprinter, à remporter des victoires… et à accepter les défaites.

Le portrait de l’homme est tracé au peigne fin et sans détour. On y découvre les multiples casquettes d’un businessman redoutable, d’un homme de télévision pas comme les autres, d’un comédien en mal de reconnaissance et, surtout, d’un aventurier qui semble voler au-dessus de tout le monde tel un phénix renaissant chaque fois de ses cendres. Même quand il doit passer par la case prison. Même quand on l’accuse de tous les vices et de toutes les dérives, utilisant l’outil médiatique comme une arme tantôt habile, tantôt démagogique. Homme en colère et utopiste insatisfait, le Nanard court toujours. Persuadé de pouvoir tout faire et de tout réussir, il est né pour fasciner. Et ça aussi, il l’a très vite compris. – N.B.

4 janvier: 22h15 FRANCE 2 Un jour/un destin: Bernard Tapie, l’aventure, c’est l’aventure

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