Un Eels des grands soirs à Rock Werchter

Mark Oliver Everett et les siens dans une ambiance intimiste et feutrée

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L’été dernier, au Pukkelpop, Mark Oliver Everett traînait une belle bande de barbus ferrailleurs pour un concert de Eels entaché de graisse de moteur et imbibé de vidanges bluesy. Cette année, à Werchter, le public assiste au même concert… dans une version tirée à quatre épingles.

Chemises blanches, costumes sombres et cravates : Eels a dévalisé la garde-robe des grands soirs. Sous la tente de The Barn, c’est la cohue : l'endroit est plein à craquer. Sur scène, tous les musiciens portent une barbe ou des lunettes. On dirait parfois une réunion littéraire ou un club de philosophie mais, musicalement, l’interaction entre les mecs fonctionne parfaitement.

Dans la foulée du dernier album ("The Cautionary Tales of Mark Oliver Everett"), le répertoire de Eels est remanié avec un soin tout particulier. Cuivres, piano ou contrebasse habillent anciens morceaux (Daisies of The Galaxy, I Like Birds, My Beloved Monster) et nouvelles chansons (Parallels, Gentlemen’s Choice). Entre saloon country et club de jazz enfumé, Eels déroule ses mélodies dépouillées et totalement apaisées. Élégante, la formule rencontre l’adhésion du public et s’achève par une avalanche de hugs et de high-five. Vraiment cool.   

 
On a aimé l'ambiance cosy, les ampoules et la mise en scène sobre et distinguée. Digne de Gatsby le Magnifique. 
 
On n'a pas aimé entendre les festivaliers jacter pendant les morceaux les plus sages du concert 
(tout le temps, en fait). "Y’a comme un bruit de fond, non ?"

 

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