Un certain regard: très beau Party Girl

Décidément, ce Soixante-septième festival de Cannes commence en beauté. 

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Dans la compétition avec deux films qui sortent déjà du lot (Timbuktu de Abderhamanne Sissako et Winter Sleep de Nuri Bilge Ceylan). Dans la Quinzaine des réalisateurs avec Bande de filles de Céline Sciamma Et Catch Me Daddy de Daniel Wolfe. Mais aussi dans la catégorie Un Certain Regard avec le très beau Party Girl signé par un trio de jeunes réalisateurs français: Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Theis.
 
L'histoire: La frontière franco-allemande, là où les mecs sont tatoués à l'aiguille et portent le mulet. Là où les femmes mettent des jupes trop courtes, ont les cheveux teints en blond et se maquillent comme des camions volés. Angélique a soixante ans. Et elle a toujours fait la fête. Normal, puisqu'elle travaille depuis toujours à danser dans les bars d'entraineuse le long de la frontière. Mais aujourd'hui, la relève est arrivée. Et elle passe ses soirées à picoler au bar plutôt qu'à danser. Le corps a flétri et les clients se sont faits rares. Il est peut-être temps de tourner la page. Et se recentrer sur ses quatre enfants. Et sur Michel, un client habitué qui lui propose soudainement de l'épouser…
 
C'est non seulement un magnifique portrait de femme livre que nous offre Party Girl. Mais aussi une jolie photo de famille aimante au-delà des préjugés. Une fable aussi douce amère sur nos natures profondes et notre capacité à changer (ou à croire que nous en sommes capables). Car Angélique a un foutu caractère. Et le couple est aussi un lieu d'effort et d'enfermement. C'est en tout cas ce qu'elle croit. Très très beau film qui nous a arraché une agréable larme…
 
 

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