Un blockbuster monstrueux!

A force de mélanger les gènes et de multiplier les expériences hasardeuses, ça devait arriver! Malgré eux, des scientifiques ont donc fini par donner naissance à des monstres encore plus malveillants que Godzilla lui-même.

1101648

 Ce film n’est donc pas la suite du long métrage commis par Roland Emmerich en 1998, et dont seule la chanson Come With Me interprétée par Puff Daddy mérite notre souvenir. Cette fois, il s’agit d’une sorte de retour aux sources, qui voit en même temps plus loin que le bout de ses canines. Et cette nouvelle lecture de l’histoire de la créature, qui crée des tsunamis rien qu’en éternuant et écrase des buildings en se grattant l’orteil, vaut donc son pesant d’action sur deux fronts. Lorsque les humains combattent les monstres. Et quand Godzilla retourne sa carapace et aide les hommes à se débarrasser des intrus.

Si l’histoire se révèle parfois basse du front, les scènes d’action, elles, sont hautes en couleur. Témoin cette mise à sac de San Francisco qui rappelle inévitablement les images post-11 septembre. Ou ces séquences nocturnes, genre "promenons-nous dans le bois tant que Godzilla n’y est pas", rappelant parfois l’ambiance oppressante de Jurassic Park. Bref, ce blockbuster monstrueux dans le bon sens du terme assure au public de ce genre de films de trouver ce qu’il était venu y chercher: de l’action, des effets spéciaux et du divertissement bien torché au kilo. Même s’il ne fait pas dans la dentelle mais plutôt dans le dantesque.

Réalisé par Gareth Edwards. Avec Aaron Taylor-Johnson, Bryan Cranston, Ken Watanabe – 123’.

Sur le même sujet
Plus d'actualité