Tout ce qu’il faut savoir sur Bowie

L'exposition David Bowie Is fait escale à Paris. Mise en scène d'une mythologie qui rappelle combien l'artiste a marqué de son empreinte - et de ses traces de maquillage - l'histoire de la pop culture. Exemples.  

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Apparu sur des affiches publicitaires en 1977 pour vanter les mérites de l'album "Heroes", ce slogan garde sa pertinence aujourd'hui. Même s'il n'est sorti de sa retraite new-yorkaise que pour publier un seul album en dix ans ("The Next Day" paru en 2013), David Bowie reste un artiste influent. Du phénomène français Christine & The Queens au Belge Ozark Henry (voir aussi page 60), du vétéran glam(our) Bryan Ferry à l'éternel ado Nicola Sirkis, on ne compte plus les artistes rencontrés récemment par la rédaction de Moustique qui se réclament un peu, beaucoup, voire à la folie, de Bowie.

Alors qu'une abondante littérature, des rééditions CD et des compilations marquent, hélas trop souvent de manière redondante, ses cinquante ans de carrière, l'exposition David Bowie Is prend ses quartiers à 1 heure 15 en Thalys, à la Philharmonie de Paris. Conçue par le Victoria and Albert Museum de Londres, où elle a été inaugurée au printemps 2013 avant d'être montrée à Chicago, cette rétrospective est la première de cette envergure et a l'intelligence d'explorer toutes les facettes du travail de David Bowie. "Bowie est une icône de la culture moderne, s'enthousiasme Martin Roth, directeur du Victoria and Albert Museum. Ses innovations radicales en musique, théâtre, mode et style continuent d'inspirer aujourd'hui."

S'ils refusent d'évoquer le degré d'implication de Bowie dans ce projet, les commissaires de l'expo ont, par contre, obtenu de l'artiste un accès exclusif à ses archives personnelles pour sélectionner quelque 300 objets présentés à Paris, sans compter bien sûr les documents visuels et la bande-son diffusée à l'aide d'un casque wi-fi interactif. De la combinaison multicolore portée pendant la tournée Ziggy Stardust qui lui avait été inspirée par Orange mécanique aux croquis de la scénographie du futuriste Diamond Dogs Tour; du story-board du clip d'Ashes To Ashes au synthé AKS de Brian Eno utilisé sur "Heroes", en passant par le manuscrit des paroles de Space Oddity ou le pardessus Union Jack créé par Alexander McQueen pour la pochette de l'album "Earthling", le visiteur trouve ici les clefs pour mieux saisir l'univers en mouvement de cet artiste caméléon. A noter encore que de nombreux événements (ateliers de pratique musicale, conférences, concerts et même jeux) sont organisés en marge de l'exposition.

Dossier spécial dans le Moustique du 4 mars 2015. 8 pages exceptionnelles sur la carrière de l'artiste.

DAVID BOWIE IS, jusqu'au 31/5. Philharmonie de Paris. www.davidbowieis.philharmoniedeparis.fr

 

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