Throll Hunter

Un groupe d’étudiants norvégiens part à la recherche de mystérieux trolls géants. Au fil de leur parcours, ces journalistes en herbe vont découvrir ce que le gouvernement leur a caché pendant des années…

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Filmé en caméra subjective, ce faux documentaire est un ovni (à la Blair Witch Project) tout droit sorti des fjords norvégiens. "La réalité est bien plus effrayante que la fantaisie. Pour y croire, il faut voir, l’aspect documentaire était donc primordial", explique André Ovredal, dont c’est le premier long métrage. Un petit budget (3 millions de dollars) pour de grosses bébêtes hyperréalistes.

Car c'est bien dans ses effets spéciaux que réside le miracle Troll Hunter (qui a raflé un tas de récompenses dans les festivals de films fantastiques aux quatre coins du monde). Le film est un pur défouloir visuel et un hommage évident au cinéma de genre. "Les contes de fées sur les trolls font partie intégrante de la culture norvégienne. On a tous grandi avec ces histoires", poursuit le réalisateur. Entre humour pince-sans-rire, critique politique et frissons d’effroi (on ne distingue timidement les monstres qu’après 30 minutes), Throll Hunter nous fait le grand huit des sensations. La palme allant au charismatique chasseur de trolls. Un personnage sarcastique hors norme, qui fait bête-ment son job. "Je voulais réaliser un film sur un héros de mon pays mais qui ne sait pas qu’il en est un." À mi-chemin entre C’est arrivé près de chez vous et Jurassic Park dont il s'est inspiré, Throll Hunter souffre pourtant de quelques longueurs et d'un dénouement un peu bâclé. Mais au final, c'est une réussite. Tellement d'ailleurs que pas encore sorti au cinéma, les Américains rêvent déjà d'en faire un remake. Ce n'est pas un gage de qualité. Mais c'est la preuve qu'avec trois francs, six sous, Ovredal a trouvé un beau filon. – P.-Y.P.

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