Tatiana Silva: « Ma voie est peut-être ailleurs »

Entre deux bulletins météo sur la RTBF et M6, elle nous promet un Drôle d'été avec Jean-Louis Lahaye. Rencontre avec une demoiselle pour qui le vent tourne.

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Un bêtisier hebdomadaire en plein été, c’est original…
Tatiana Silva – Oui, c’est même une première à la RTBF. Ça montre bien que notre service public évolue et innove, qu’il essaie de faire des choses différentes, sans forcément laisser sur le carreau les gens qui ne partent pas en vacances. Et en les faisant rire, de surcroît!

C’est votre dada, les chutes et les lapsus?
Je ne suis pas une mordue, non. Mais ça m’amuse. Comme la plupart des gens, d’ailleurs. Se moquer gentiment du malheur des autres, et surtout des collègues, ça fait du bien de temps en temps.

Votre fameux "On buvera tous la tasse" sera au programme?
Je ne sais pas, car je n’ai pas encore vu toutes les séquences, je vais les découvrir en même temps que vous depuis mon canapé. Mais s’il n’est pas là, il sera forcément dans le bêtisier de fin d’année! Je n’ai aucun stress: ça montre bien qu’on est humain, et ça arrivera encore. Après, sur les réseaux sociaux, il y a parfois des réactions un peu extrêmes, mais ça vient surtout de gens qui n’ont rien d’autre à faire et je n’ai pas le temps de m’insurger…

Ce n’est pas votre genre de vous étaler sur la place publique. Vous êtes même très prudente avec les médias…
Oui. Utiliser les médias, c’est un art que je ne maîtrise pas. Certaines célébrités le font très bien, en créant des buzz et en manipulant parfaitement l’outil médiatique. Mais je ne suis pas une star et, d’ailleurs, même en essayant d’être discrète, il y a toujours des trucs qui sortent. La dernière fois, c’était quand j’avais mis une photo de moi sur Facebook en train de faire de la corde à sauter. On a dit "Tatiana semble épuisée et excédée". Pure extrapolation: j’étais juste en train de préparer le semi-marathon que je vais courir pour l’association Think-Pink, qui se bat contre le cancer du sein…

Comme toute personne qui travaille sous les projecteurs, vous êtes aussi consciente que tout peut s’arrêter très vite?
Bien sûr. C’est même une chose à laquelle je me prépare depuis le début. On est parfois encensés comme on ne devrait pas l’être, on nous met sur un piédestal sans raison. C’est évidemment très plaisant d’être accosté dans la rue et d’entendre des trucs sympas. Mais je présente juste la météo, je ne suis pas Nelson Mandela! Et puis, même si j’adore ce que je fais, je me dis que ma voie est peut-être ailleurs…

Dans le mannequinat? La chanson?
Non, le mannequinat, je n’en fais plus que de temps en temps. Et la chanson I Can’t Wait sortie en 2008, c’était juste une pub pour la marque Q8, sans lendemain. Je ne suis pas une artiste dans l’âme, j’ai trop de respect pour des Marvin Gaye ou autre Michael Jackson, et je n’aurai jamais la prétention d’essayer d’être aussi douée qu’eux. Non, je me dis qu’à un moment ou à un autre, je me retrouverai à temps plein dans le domaine caritatif. C’est moins glamour, mais ça me passionne, que ce soit pour Think-Pink ou la Croix-Rouge…

Vous êtes la seule Miss Belgique à ne pas avoir été attirée par les lumières de RTL… 
C’est vrai. J’ai eu droit à un casting, mais je ne l’ai pas fait car je ne me sentais pas assez confiante et mature. Plus tard, quand je suis revenue me présenter, c’était trop tard et la RTBF a fini par me plébisciter pour la météo. Ce n’est ni de la rébellion ni du caprice: c’est le cours naturel des choses… Et aujourd’hui, paradoxalement, alors que je présente désormais la météo sur M6, qui fait partie du même groupe que RTL, c’est à la RTBF que je le dois…

La météo, on a du mal à imaginer que c’est pour vous une vocation ou un objectif de carrière…
Non, c’est venu d’un casting et j’y ai trouvé de la satisfaction au fil du temps. Récemment, j’ai justement fait un bilan dans ma tête, en me posant cette question: "Tu en penses quoi?" La réponse, c’est que j’y suis très attachée et que, désormais, même si on me propose d’autres choses, je ferai tout pour ne pas devoir faire une croix sur la météo. Et l’air de rien, ça reste l’un des programmes les plus regardés de la télé… Ce n’est pas un truc anodin.

Tout se passe bien, sur M6?
Oui! C’est une autre ambiance, une autre façon de bosser, mais je suis ravie de me retrouver là et j’ai reçu un très chouette accueil. Quand je me dis "La petite Tatiana présente la météo sur M6", j’en reste sans voix… Bon, après, c’est vrai que je dois adapter deux ou trois choses: quand je prononce le huit "ouit" ou que je dis "fort nuageux", on se moque un peu de moi!

Y a-t-il encore des rêves que la "petite Tatiana" veut réaliser?
Pas forcément. Je ne rêve pas d’être riche et même si je projette d’avoir un jour des enfants, je sais que c’est la nature qui en décidera. Un rêve, pour moi, c’est quelque chose qui doit rester inaccessible. Et pour moi, l’important, c’est surtout de rester proche de ma foi – je suis très croyante – et de mon essence. J’ai déjà fait énormément de choses en huit ans. Je suis jeune et même si j’aime les challenges, j’essaie désormais de me concentrer sur les trucs qui me plaisent, où les valeurs humaines ont leur mot à dire. C’est pour ça que je refuse pas mal de choses…

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Drôle d’été: Vendredi 28 à 20h20 sur La Une

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