Suzanne Vega – Tales From The Realm Of The Queen Of Pentacles

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La chanteuse californienne sort d'un silence de sept ans.

Interprète inoubliable de Luka (1987), Suzanne Vega avait quelque peu disparu des radars. Remerciée par deux majors, la chanteuse de Santa Monica s'était contentée ces dernières années de disques de reprises avant de redevenir "cool" par la grâce de la montée en puissance de formations folks se réclamant un peu d'elle, comme Mumfords And Sons. Derrière son titre digne d'un album concept de Yes, "Tales From The Realm Of Queen Of Pentacles" abrite une collection de chansons originales – la première depuis sept ans – à la beauté dépouillée.

 

Agée de 54 ans, Suzanne Vega se montre plus exploratrice et plus altruiste que jamais. "La plupart de mes enregistrements précédents tournaient autour de la solitude et du questionnement intérieur", avoue-t-elle. "Cet album est plus guidé par la connectivité avec le monde extérieur." Il s'agit aussi de son disque le plus diversifié. Emmenées par son timbre vocal toujours aussi charmeur, des guitares mais aussi du banjo ou de la mandoline, ses ballades folks possèdent un charme indéniable (Fool's Complaint, Portrait Of The Knight Of Wands, Song Of The Stoic). Mais Suzanne Vega est aussi capable d'appuyer sur la pédale avec des titres plus stoniens (I Never Wear White) sur lesquels on retrouve les musiciens attitrés de Bowie (la bassiste Gail-Ann Dorsey, le batteur Zachary Alford). Plus surprenant encore, celle dont le Tom's Diner a été échantillonné par toute une génération de DJ-producteurs et qui a bossé dans le passé avec Danger Mouse (Gnarls Barkley) s'offre le premier sample de sa carrière. Et pas n'importe lequel. Sur Don't Uncork What You Can't Contain, elle emprunte ainsi une boucle sonore au tube Candy Shop du rappeur 50 Cent. "C'est mon producteur Gerry Leonard (ancien directeur musical de David Bowie – ndlr)qui m'a soufflé l'idée. Mais il n'a pas dû essayer longtemps de me convaincre. J'écoute beaucoup de hip-hop et j'aurais même rêvé d'écrire un truc comme le Thrift Shopde Mackelmore." Une femme bien dans son époque, Suzanne…

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