Suzanne Véga: People attitude

Peut-être est-ce la meilleure preuve que les vraies bonnes chansons ne vieillissent pas. Qu'elles peuvent subir des traitements divers et variés sans perdre de leur saveur.

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Peut-être est-ce la meilleure preuve que les vraies bonnes chansons ne vieillissent pas. Qu’elles peuvent subir des traitements divers et variés sans perdre de leur saveur. Exemple parfait: la rengaine Tom’s Dinner. Pop a cappella sur l’album où elle est née (Solitude Standing – 1987), presque dance remixée lorsqu’elle fut squattée par DNA et, enfin, particulièrement somptueuse en acoustique sur ce deuxième volume de la série des Close Up de Suzanne Vega. Qui, après ses chansons d’amour, revisite, cette fois en mode dépouillé, les lieux et les gens qui jalonnent son répertoire.

On retrouve donc, entre autres, l’enfant maltraité de l’étage d’en bas (Luka), le garçon du beffroi de Liverpool (In Liverpool) et quelques autres solides pépites, ainsi qu’un inédit: le très délicat The man who played god, écrit avec Danger Mouse et Mark Linkous, leader récemment disparu de Sparklehorse. Si le projet de sortir une série de quatre compilations acoustico-thématiques basées sur une carrière de seulement sept albums aurait pu faire craindre le manque total d’inspiration ou la pure voracité commerciale de surfer sur un répertoire en béton, voire les deux à la fois, il n’en est finalement rien. Car ces compositions sublimes rendent encore plus évidente la parenté de Suzanne avec Nick Drake ou Leonard Cohen. On a connu pire comme pedigree. – Frédéric Vandecasserie

Suzanne Vega
« Close-Up Vol. 2 People & Places »
Cooking Vinyl
Notre avis: 3 étoiles

http://www.youtube.com/watch?v=F3F7lsKBMrs

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