Suarez: « C’est notre instabilité qui nous fait avancer »

Emmenée par son chanteur/coach Marc Pinilla, la formation montoise affiche une belle sérénité sur son troisième album.

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Gonflés à bloc par le succès populaire de "L'indécideur" (2010), deuxième album débordant de tubes, Suarez revient mûri, assagi, confiant et surtout lucide. Toujours aussi bien inspiré quand il s'agit de trouver la formule intimiste (le piano/voix d'Une pause), le gimmick fédérateur (l'intro à la gratte sur le vertigineux Au bord du gouffre) ou la reprise décalée (Besame Mucho),la formation belge a mis les bouchées doubles pour proposer avec "En équilibre" des textes qui signifient vraiment quelque chose.

Ecrites par Marc Pinilla, mais aussi par son épouse Aline Renard, Antoine Hénaut, le Français Ben Mazué ou encore Jacques Duvall, les nouvelles chansons de Suarez parlent à leur public cible, rappellent que la richesse d'une relation sentimentale résulte aussi de sa fragilité et, tout en étant parfumées de sentiments doux-amers, restent toujours positives. Malaxant la chanson française, la pop et les rythmes insulaires, Suarez s'affirme aussi comme un groupe atypique emmené par un leader particulièrement exposé dans son rôle de coach pour le télé-crochet The Voice. Rencontre…

Avant même la sortie de "En équilibre", ce 17 février, pratiquement tous les concerts de votre tournée affichent complet. Est-ce rassurant ou ça vous met au contraire plus de pression? 

Marc Pinilla – Nous ne nous sommes jamais sentis aussi sereins qu'aujourd'hui. On est fiers de ce qu'on a accompli sur "En équilibre" et on sait aussi qu'on est soutenus par le public et notre firme de disques. Nous avons vécu des moments très forts avec "L'indécideur". La remise de notre premier disque d'or (pour 10.000 exemplaires vendus – NDLR)en est un. Au-delà d'un chiffre de vente, cette récompense nous a fait prendre conscience que nous devenions importants en Fédération Bruxelles-Wallonie. Une autre étape non négligeable fut notre aventure en France qui s'est soldée par un échec. Nos chansons sont passées sur les radios françaises, Suarez a fait deux fois Taratata mais on n'a rien vendu. Cette désillusion nous a permis de relativiser, d'entendre un autre discours que celui toujours positif qu'on nous tenait en Belgique, et finalement de nous dire que nous n'étions encore nulle part.

Pas moins de cinq singles ont été tirés de votre album précédent "L'indécideur". C'est ça qui vous motive, la recherche du tube?

Voir la suite de l'interview dans le Moustique du 12 février 2014

 

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