Spartacus: Gladiator academy

Sexe, violence et suspense, un cocktail explosif pour un péplum audacieux! On croyait avoir déjà tout vu avec Rome, mais avec quatre fois moins de budget pour sa première saison, Spartacus ose descendre dans l'arène pour lui tenir la dragée haute.

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Sexe, violence et suspense, un cocktail explosif pour un péplum audacieux!

On croyait avoir déjà tout vu avec Rome. La série péplum pensée par Bruno Heller (également scénariste pour The Mentalist) avait mis en effet tout le monde d’accord à son sujet. Mais avec quatre fois moins de budget pour sa première saison (près de 19 millions d’euros), Spartacus ose descendre dans l’arène pour lui tenir la dragée haute. Avec un certain culot, et un choix de mise en scène original et assumé.

Visuellement développée dans le style initié par le film 300 (avec ralentis et graphisme onirique), cette nouvelle adaptation des aventures du célèbre gladiateur ne lésine pas sur les effets les plus trash. Impressionnantes giclées de sang, combats d’une brutalité extrême et des acteurs souvent… à poil! Tout est fait pour bousculer le téléspectateur. « Notre objectif a toujours été de repousser les limites de ce qu’il est possible de faire en télévision, confirme Steven DeKnight, le créateur de cette superproduction. Nous sommes parvenus à nous surprendre nous-mêmes. »

Mais on aurait tort de se laisser abuser par cette violence visuelle. Loin d’être gratuite, elle contribue à mettre en place un scénario diabolique qui ne laisse aucun répit. Une histoire rondement menée dans laquelle Spartacus (Andy Whitfield), un Thrace, est fait esclave après avoir été séparé de Sura (Erin Cummings), sa tendre dulcinée. Devenu gladiateur au sein d’une académie, il se verra promettre monts et merveilles par ses maîtres. Les machiavéliques Batiatus (John Hannah et l’ex-Xéna, Lucy Lawless) vont s’engager à lui permettre de retrouver Sura s’il leur obéit au doigt et à l’œil.

Confirmé pour une saison 2 avant même que ces premiers épisodes aient été diffusés, Spartacus doit pourtant aujourd’hui relever un défi de taille: trouver un remplaçant à Andy Whitfield, victime d’un cancer. Un véritable challenge, alors qu’il avait déjà été ardu pour la production de mettre la main sur cet acteur idéal, ancien ingénieur qui n’avait pris que quelques cours de théâtre dans sa vie. « Trouver Andy, se souvient DeKnight, c’était comme partir à la recherche du nouveau Russell Crowe. Il nous fallait trouver un nouveau fils de pute. Avec une âme. Nous avons eu beaucoup de chance. »

En attendant de dénicher un successeur digne de ce nom, les scénaristes ont conçu Spartacus: Gods of Arena. Une prequel de six épisodes à cette saison 1, retraçant l’histoire des Batiatus, et diffusée dans les jours qui viennent aux USA. Aucun doute: nous aurons, une nouvelle fois, le pouce en l’air.

Sébastien Barké

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