The Son of No One

Jeune flic solitaire et bosseur, Jonathan White est assigné dans un commissariat du Queens, un quartier populaire où il a vécu enfant. L’endroit renferme un vieux secret auquel Jonathan n’est pas étranger. Et la révélation de ce dernier pourrait lui porter un coup fatal…

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Être sélectionné au festival indépendant de Sundance n’est pas toujours la garantie d’un label de qualité. Ni même un casting qui joue les gros bras avec l’excellent James Gandolfini (Les Soprano). Alors quoi? C’est qu’il y en a marre de voir Pacino jouer jusqu’à l’usure, sourcils écarquillés, le même rôle du vieux flic aux cheveux gras et plutôt borderline, voire assis sur la ligne rouge. Qu’il prenne des vacances! Il ne faudrait pas que l’on conserve de cet immense acteur cette image pitoyable d’un vieux cabot ressorti par intermittences de chez Tussauds.

Ceci dit, il serait injuste de passer sous silence la mise en scène de Montiel (pas Bernard, hein, Dito, réalisateur, écrivain, poète, musicien). L’homme sait manier une caméra et installer une bonne ambiance poisseuse de polar. Là n’est pas le problème. C’est à nouveau dans l’histoire, très prévisible, que ça coince. Vue, revue et revue encore, avec une pirouette finale des plus risibles.

The Son of No One
Réalisé par Dito Montiel (2010). Avec Channing Tatum, Al Pacino, James Gandolfini – 95’.

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