Son of Babylon

Peu après la chute de Saddam Hussein en 2003, Ahmed, douze ans, se lance à contrecœur dans un voyage à travers l’Irak et ses charniers en compagnie de sa grand-mère.

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Celle-ci étant fermement décidée à savoir ce qu’il est advenu de son fils, le père d’Ahmed (est-il mort ou emprisonné?). Sous ses airs de quête un brin désespérée, ce film amène deux bonnes idées. D’abord, il montre les conséquences de la guerre à travers les yeux d’un enfant et met donc un visage et une vie sur les images relayées à l’époque par les JT du monde entier sans aucun recul.

Ensuite, il arrive à illustrer comment deux générations digèrent l’horreur du conflit de deux façons différentes: les anciens en sortent désillusionnés alors que les plus jeunes portent l’espoir d’un avenir meilleur. Mais, malgré son inestimable valeur de témoignage sur le fond, Son of Babylon pèche sur la forme. Avec une mise en scène sans relief et un manque de pêche qui ne créent presque aucune empathie pour les personnages. Résultat: un road-movie au diesel qui peine à atteindre un rythme de croisière suffisant pour tenir le spectateur en haleine. Dommage…

Son of Babylon
Réalisé par Mohamed Al-Daradji (2009). Avec Yasser Taleeb, Shehzad Hussen, Bashir Al-Majid – 90’.

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